Journalisme: Mon séjour en Tunisie

J’effectue depuis,  le 15 Septembre dernier, un séjour d’une semaine en Tunisie, berceau de révolution   en 2011. Un séjour rendu possible grâce à la plateforme Médias & Démocratie qui organise jusqu’à la fin de ce mois, la 3e fois d’une formation de partage d’expérience inter média.

Vue de Tunis/crédit photo Awa Seydou

Son objectif est : « de construire les savoir faire indispensables pour permettre aux médias africains d’accompagner la transition démocratique dans les pays du continent » plaide le projet Médias & Démocratie.

Ainsi, cette année, 22 journalistes de Mauritanie et Tunisie au sein de l’IPSI (Institut de Presse des Sciences de l’Information) situé au quartier Manouba,la banlieue nord-ouest de Tunis, vont débattre des thèmes de préoccupations de cette profession tels que : Déontologie & indépendance : quels outils ?réseaux sociaux : dérives ou atouts ?, « fake news » & pratiques journalistiques, Animateurs –experts : des journalistes ?.

Une formation qui discute de la nécessité de cohabitation entre le couple Média & Démocratie présentés notamment par Manoubi Makouri, un doyen sortant de l’IPSI , directeur  du journal « La Presse », Fabien Pont, Médiateur au journal « Sud Ouest » également membre de la plateforme associative « Médias & Démocratie » ainsi que par Nadhem Hanin, un ancien de l’IPSI .

Une équipe qui effectuera par la suite une immersion d’une semaine dans la rédaction du journal « Sud Ouest » de Bordeaux en France.

A 1heure de décalage d’horaire, de Nouakchott, où viennent de se tenir des élections municipales, communales et régionales,  je découvre une ville, où les restaurants & cafés sont bondés quotidiennement de monde, une façon de rythmer touristiquement, la capitale, du pays de Habib Bourguiba, père de l’Indépendance tunisienne.

Sincèrement, j’ai été séduite  par le degré d’assainissement de cette ville, où les réseaux sociaux rythment la vie des habitants, dans un contexte de crise économique post révolution.

Une des choses dont j’ai la nostalgie, en étant loin de Nouakchott, est le thé ou warga, notre boisson nationale, en Mauritanie.

 

Elections régionales : accord électoral entre 5 candidats de l’ opposition mauritanienne

La bataille pour la conquête de la présidence du Conseil régional de Nouakchott(la capitale mauritanienne) est à l’ordre du jour.Le jeudi 30 août dernier, cinq candidats issus de l’opposition mauritanienne ont signé un accord électoral à l’hôtel khatter en perspectives d’un second tour des  élections régionales du 1 er septembre prochain.

Mauritanie: conférence Accord électoral, conférence de presse,/crédit photo

Les candidats qui défendront les couleurs de cet accord sont :  Mohamed ould El Abed, de la Convergence Nationale Démocratique (CND), Omar ould Yali (SAWAB/RAG), Omar Ali Thiam, Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), Mohamed Abdallahi ould Haibelti, Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) et Mohamed Jemil ould Mansour, Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU).

Tous déterminés à changer le sort de la capitale économique de la République Islamique de Mauritanie(RIM) qui vibrait au rythme de campagne électorale ces derniers temps, en perspective des élections législatives et municipales. Selon ces candidats, la région de Nouakchott  est entre autre victime d’insécurité, de pauvreté galopante,bref une ville en besoin de nouvelles stratégies de gouvernance qu’ils espèrent conquérir.

Lors d’une conférence de presse, les 5 candidats en lice ont exprimé leurs  « préoccupations de la situation du pays vécue dans la capitale du pays Nouakchott » et ont fait mention de « la nécessité d’une reforme sérieuse et d’un changement important qui y amélioreraient grandement les services publics, et y résoudraient les problèmes et traiteraient les besoins de sa population et en feraient une région développée sur tous les plans ,comme en témoignent nos programmes électoraux et nos propositions au cours de notre campagne ».

Pour y eux , « s’il y a transparence , il doit y a voir un ou deux représentants de ces 5 partis ainsi « nous sommes convenus que dans le cadre d’un deuxième tour avec un des candidats des partis du système, nous appuierons fortement celui parmi nos partis qui serait au deuxième tour pour atteindre les objectifs du changement et pour mettre fin à la poursuite du statut catastrophique actuel de la capitale ». Cette alliance électorale scrutera donc à la loupe les résultats de ces élections où les femmes entendent aussi jouer leur partition comme acteur politique. A suivre…

 

L’économie sociale et solidaire : priorité au changement de mentalités pour un coopérativisme productif et inclusif en Mauritanie

Le projet Promo pêche, d’une durée de 4 ans, vise à améliorer le secteur de la pêche, en Mauritanie. Dans ce cadre, le BIT (Bureau International du Travail) et l’ONG Actions, en collaboration avec l’Agence Espagnole au développement, ont tenu le  30 juillet dernier un atelier de réflexion sur le thème : « L’économie sociale et solidaire, changer  les mentalités pour un coopérativisme productif et inclusif » à la chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie.

Atelier Projet Promo pêche crédit photo Awa Seydou

Concept économie sociale solidaire

Ce fut un atelier d’échange pour « initier un cadre de réflexion sur la durabilité des groupements d’acteurs économiques », afin de mettre l’accent sur « la viabilité du model économique en cours, et du cadre légal normatif des coopératives ».  Pour avoir ce model, les initiateurs de cet atelier « souhaitent », une approche multisectorielle « pouvant aider à la diffusion et  à l’amélioration de la compréhension » de ce concept à travers aussi l’approche genre. Pour les organisateurs de cet atelier, « une coopérative contribue aussi bien à la stabilisation économiques des personnes ».

Durant  ces panels des thèmes  sur : La coopérative comme vecteur de développement économique durable et solidaire), la dimension genre dans les groupements d’acteur socio économiques, le rôle des groupements d’acteurs économiques dans le développement de la pêche artisanale ont été abordés.

Durabilité des projets

Pour une meilleurs efficacité de ces groupements qui « doivent toucher les exclus d’abord », il a été question de favoriser d’avantage : la bonne gouvernance, la transparence, l’innovation, le partenariat et diversifier l’activité de ces organisations qui constituent « une alternative » à l’économie capitaliste a fait savoir dans son intervention Yakaré Soumaré présidente de l’ONG Actions. Pour une dynamisation de ce concept, des participants préconisent de « prendre les acteurs comme partenaires ».

Comment inscrire dans la durée, les actions de ces coopératives dépendantes de financement extérieur? Telle est la grosse problématique de cet atelier dont une des finalités est de favoriser la pérennité des actions de ces groupement notamment dans le secteur de la pêche car, « il ya trop d’assistanat, il faut plutôt les appuyer » pour répondre aux besoins vitaux a témoigné un contributeur.

Pour rappel, le projet promo pêche dont le montant est de 16 millions d’Euro, est soutenu entre autre par l’Union Européenne en Mauritanie. Il prône  une formation insérante, des renforcements de capacités, le travail décent, la construction de ponts de débarquement aménagés entre autre.

Awa Seydou Traoré

Médias mauritaniens : les atouts de la vidéo mobile

Le journalisme en Mauritanie vibre désormais au rythme de la vidéo mobile !
La vidéo mobile est un nouveau concept qui fait aujourd’hui ses premiers pas et qui révolutionne le 4e pouvoir de la république Islamique de Mauritanie.
Dans cette courte vidéo, des confrères témoignent des attraits et des enjeux de ce nouvel outil : cela change vraiment leur façon de travailler. L’expert média Philique Couve (que nous avons rencontré à l’occasion d’une formation en avril à Nouakchott) nous a lui aussi livré ses impressions sur la vidéo mobile. Découvrons donc ce support de communication désormais en vogue au pays de Mohamed Sneiba, un des ténors du blogging en Mauritanie.