Le migrant, mon héros

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17 août 2020

Le migrant, mon héros

Vivre hors de son pays, quelque soit le motif, n’est pas tous les jours une réalité facile. Mais le temps, nous forge et nous permet de nous familiariser avec ce pays côtoyé depuis une vingtaine d’années.

Force, ténacité, abnégation, héroïsme, courage, fierté, voilà mes mots pour saluer l’héroïsme de ces migrants dont la bravoure passe inaperçue souvent. Ces personnes qui vivent de petits métiers mais qui sont le poumon de leur famille, sur place comme au pays. Un quotidien qui relève d’un parcours du combattant. Un destin ordinaire, fascinant, une source de fierté, car seul le travail libère l’homme.

La sueur de leur front

Dans cette migration, forcée ou voulue, il finit par épouser les mœurs et coutumes de son pays d’accueil. Awa, Julie, Ibou, Issa , Fatou… Voilà des profils familiers. Certains sont là depuis peu, d’autres depuis X temps, comme Ndeye, qui attire du monde quotidiennement chez elle par la saveur légendaire de son thieb

Mandé voulait passer vers l’Europe, mais il finit par comprendre que l’Afrique ne se fera pas sans nous même. Apres plus de 15 ans en Mauritanie, il a ouvert son atelier de michelin. Tous les soirs, il regagne son domicile à 2h du matin.

Je pensais vivre aux cotés de mes parents au pays de Nampé Sadio et présenter un jour le JT, comme en rêvait mon père. Je me me retrouve ici au milieu des dunes de sable au pays de Adviser. Comme quoi, chacun son motif de migration.

Le migrant vit de petits boulots ou de job décent, en fonction des parcours professionnels et des possibilités d’intégration du pays hôte. Il bosse dur très souvent pour joindre les deux bouts, loin de chez lui, à la sueur de son front comme son seul pouvoir.

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