Traoré Awa

Mauritanie: baptême de feu de l’Association Bella

Une occasion pour cette structure, lancée en 2018 de mettre le public au parfum; de ses activités sociales en vue de contribuer au développement de la Mauritanie.

Promouvoir l’éducation aux enfants déscolarisés, est le challenge de cette jeune association aux grandes ambitions, qui à travers ses bénévoles  » ses soldats sans salaires » compte traduire le dynamisme de la jeunesse mauritanienne en acte sous la houlette de sa présidente Salimata Sarr.

Fondée par Zenab Diallo (Sénégal), Bella (du nom de sa mère) désormais vient agrandir la sphère de la société civile mauritanienne en plein rajeunissement ces dernières années.

Ce lancement officiel a été marqué par une conférence sur Enfant et Education, animée par Dieynaba Touré , la très active présidente de « Je m’engage ».

Des plaidoyers pour encourager d’avantage l’accès aux enfants à l’éducation, un droit universel.

Une rencontre d’une jeune association où était présent tenez -vous bien, le représentant du Ministre de la jeunesse et des sports, Dr Taleb Sid Ahmed.

Une présence à ce baptême de feu qui témoignage sans doute de l’écoute et l’accompagnement de leur ministère de tutelle. Un soutien dont ces bénévoles auront besoin pour plus traduire en acte ces ambitions.

Le gros challenge pour Bella c’est garder le cap sur ses priorités en fonction des besoins locaux pour s’inscrire dans une dynamique d’innovation.


Un dimanche à Bamako: mariage de ma nièce

Un dimanche de 15 décembre inscrit désormais dans nos annales. Ma nièce est devenue Madame Dakouo, une union scellée, un jour célèbre, de mariage à Bamako (Mali). J’aurai voulu tellement être présente pour vivre ces instants magiques où le vœu de se marier avec l’homme de ses rêves se réalise enfin.

Un dimanche à Bamako/crédit photo

J’imagine la joie de Taoulé, ton papa, très ému au mariage de la sirani (la fille aînée en bambara), devenue une belle et grande fille. J’imagine le sunu (cérémonie) bien célébrer pour marquer cet événement que la famille préparait depuis des mois. Je devine que Mbareck (Ava junior) et Ba, petits frères étaient sapés comme jamais.

Une longue et inoubliable journée trempée d’émotion, de chaleur humaine, de savoureux plats immortalisés par des images des étapes de cette cérémonie captée de musique. Bref,c c’était un événement mondial comme on dit là bas.Une cérémonie dont ta maman Kinza, aurait aimée vivre (paix à son âme) , Dieu en a décidé autrement 5 ans plutôt, hélas ainsi va la vie. Une sœur unique , souriante, aimante , généreuse, qui nous manquera à jamais.

Je te souhaite beaucoup de courage, beaucoup d’amour, pour vivre une union, marquée souvent de haut et de bas, comme toute oeuvre humaine. Soyez toujours à l’écoute, l’un et autre pour mieux communiquer et faire face au challenge même les plus impossible. Sois sa force, il t’écoutera toujours, consacre lui du temps, du respect vis versa. Vivre chaque jour, comme si c’était le dernier.


Me Josette ATADE TOPANOU, remporte le 7e concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme

Au total, 8 plaidoiries (sur une vingtaine de candidature) relatives aux droits de l’homme dans le monde en français et en arabe ont été retenues pour ce  7e concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie.

Selon Jonas Bochet, Directeur de l’institut international des droits de l’homme et de la paix cette compétition vise à « Mettre en lumière le travail de l’avocat dans la défense des droits de l’homme et à la fois essaye de vulgariser les instruments juridiques qui permettent de défendre les droits de l’homme » .Des sujets « symptomatiques » de l’actualité du monde tels que : liberté d’expression, questions des enfants des combattants partis en Syrie, violence faites aux femmes etc…

Une thématique au menu de la plaidoirie de la béninoise Me Josette ATADE TOPANOU, du barreau du Benin, intitulée : « Il faut brûler l’amour quand il est froid »  qui retrace l’histoire tragique de Léonida, 28 ans morte brulée par la flamme causée par son conjoint violent. Une plaidoirie émouvante, accablante, qui interpelle sur les violences faites aux femmes au Benin où : «  la justice protège la femme «(…) mais pas la tradition et les us et coutumes » et dans le reste du monde. Comme le dit Me Josette : « Ce soir, je ne viens pas seulement vous parler du cas de Léonida, similaire à celui de milliers de femmes dans le monde ».

 Pour rappel, ce concours souffre d’un déficit de candidature féminine, une présence à renforcer  sans doute lors de la 8e édition du concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie en 2020.


Lettre de la fille d’un condamné à mort

Papa , sans toi à mes cotés, mon moral est en berne. Petite pour comprendre à l’époque, une condamnation à mort , c’est plu-tard que j’ai compris le motif de ton absence. Tu souhaites de tout cœur, la réouverture de ton dossier, on l’espère pour toi.

Salle de jugement/ Crédit photo

Tout ce que je sais, c’est que j’ai eu peu, de temps pour profiter de ton affection, ton ombre, ta protection, ton amour et présence. Comme tout enfant, je voulais que tu me vois grandir, que tu suis mes pas à l’école, mes gestes, m’accompagner , en ville pour voir les autres parents, de partir à la plage sous ta houlette, de te faire du thé, faire le marché en compagnie de toi et maman, etc…

Comment vivre si pleinement mon enfance?, alors que tu es loin de nous depuis toutes ces années en prison à cause de ta condamnation à mort.

Je t’assure, maman fait tout son mieux pour m’offrir une vie normale de petite fille, mais ta présence nous manque terriblement .Maman essaie être forte, pour t’apporter appuis comme toute femme idéale, mais au fonds, ton absence est un supplice.

Te savoir là bas, dans cette cellule, si lointaine, si étroite, est une vraie torture pour nous, alors que tu clames sans cesse son innocence. Pourquoi ne pas refaire, le jugement pour que tu puisses soumettre tes éléments de preuve encore? voilà ton vœux ardent.

J’espère seulement que tu seras bientôt innocenté,  après des années de détentions qui ont bouleversé ma vie, notre vie, tu nous manques beaucoup. Cette épreuve m’a tellement secouée, bouleversée, que je rêve désormais de devenir avocate.


Mali : l’artiste Cheikh Tidiane Seck plaide pour la paix et l’unité

En juillet dernier, j’ai eu la chance et l’immense honneur de discuter avec Cheikh Tidiane Seck, un artiste baobab du Mali, qui m’a fait savoir aussi qu’il connaissait mon père. Une surprise pour moi.

Ce monument de la musique malienne, qui réside en France, était venu donc pour la première fois en Mauritanie, dans le cadre de la 12e édition du très célèbre Assalamalekoum festival. Grâce à ce rendez-vous populaire, C.Tidiane Seck alias « guerrier » a réalisé un duo très attendu avec la Diva Malouma de Mauritanie.

Une première occasion pour lui de travailler sur le répertoire musical mauritanien. C’était des instants pour voyager aux allures de la world musique.

Une soirée qui m’a permise par ailleurs d’interroger le guerrier sur la crise malienne. Je vous prie de retrouver dans l’interview son appel émouvant aux désarmements des milices, à la paix dans notre pays et à l’unité de l’Afrique.