Traoré Awa

Violence faites aux femmes: l’artiste Sidiki Diabaté au cœur d’un scandale au Mali

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe au pays, j’ai été vraiment choquée d’apprendre cet acte indigne d’un jeune branché comme lui, la star de la kora. Personnellement j’avais un grand respect pour ce talent qui émerveillait par sa maitrise de son art qu’il détenait de son père, le célèbre maestro Toumani Diabaté. La nouvelle défraie la chronique ces derniers temps tant la personne cité dans cette actualité n’est autre que l’artiste vedette surnommé le prince de la Kora , Sidiki Diabaté.

Derrière ses chansons aromatisées se cachait donc un jeune violent. Mariam Sow, est sa victime qui a osé prendre la parole pour dénoncer les horreurs dont elle a été victime de sa part. Dans son combat pour que justice soit rendue, cette jeune dame qui a déposé une plainte contre Sidiki Diabaté bénéficie désormais d’une assistance judiciaire.

Cette affaire sera sans doute un gros coup de départ, pour la justice contre les violences aux femmes au Mali, des maux qui minent mon pays. Toute ma solidarité à Mamasita qui a dû prendre son courage à deux mains pour dénoncer sa maltraitance par un homme dont elle était la copine.


Mali: décès de l’ancien président Moussa Traoré

Ce 15 septembre, celui qui a dirigé le Mali de 1968 à 1991, à savoir le Général Moussa Traoré est décédé. La nouvelle a secoué la toile ce mardi, au moment le pays vit au rythme de la transition depuis le coup d’Etat contre l’ancien président Ibrahim. Boubacar Keita (IBK).

Ce fils de militaire avait dirigé le pays d’une main de fer durant sa période gouvernance de 23 ans, jusqu’à à son départ forcé du pouvoir à la suite aussi d’un coup d’Etat mené par l’ancien président Amadou Toumani Touré. Moussa Traoré qui avait été condamné à mort puis gracié était âgé de 84 ans.


Mauritanie : la certification professionnelle au menu d’un atelier d’échange du BIT et de ses partenaires

Le 10 septembre dernier, l’hôtel Mauri center, a vibré au rythme de l’atelier d’échange relatif aux échanges sur l’expérimentation de la démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle (VAE).Un atelier organisé par le BIT (Bureau International du travail) en collaboration avec la Direction de la Formation Technique et Professionnelle.

La tenue de cette rencontre de concertation avec une trentaine de participants s’inscrit dans le cadre de l’exécution du projet promo pêche financé par l’Union Européenne(UE). Cet atelier d’une  journée avait pour objectif « d’analyser, de formuler des suggestions et recommandations en vue de proposer une liste de métiers, devant faire l’objet d’une expérimentation de la certification professionnelle de travailleurs issus des secteurs formel et informel ».

Lors de cette concertation, dans son allocation, Madeleine Engien, au nom de la Délégation de l’Union Européenne a salué les efforts de ce partenariat, pour promouvoir « la formation professionnelle de qualité » tout en souhaitant «  des échanges fructueux pour la valorisation de ce sujet transversal ».

Le Ministre de l’Education nationale, de la formation technique et de la Réforme, M.Mohamed Mélaïnine Eyih, dans son discours s’est réjoui « pour l’ensemble des actions faites pour soutenir la formation professionnelle » à travers « la coordination des efforts pour la création d’emplois ».

Pour rappel, le projet Promo pêche porté par le BIT avec financement de l’Union Européenne prône : « la création d’emplois décents et la consolidation  de l’Emploi existant pour les jeunes et potentiels migrants ».


Nouakchott: pénurie d’eau potable, la soif des populations

L’eau potable était une denrée vraiment rare ces derniers temps à Nouakchott, une réalité étalée au grand jour surtout le 10 & 11 septembre dernier.Les habitants de Nouakchott, sillonnant des quartiers étaient menus de bidon jaune, à la recherche d’eau jusque tard dans la nuit.

Nouakchott a eu soif, en cette période de chaleur où les points de vente d’eau étaient pris d’assaut par des clients victimes de cette situation dommageable. Une situation qui a provoqué l’augmentation des barriques d’eau initialement vendu à 20 MRU, étaient revendus jusqu’à 250 MRU(6 euro) par des vendeurs. Les gérants de robinet se sont aussi frottés les mains durant cette pénurie d’eau qui fut un véritable calvaire pour les Nouakchottois.

Des habitants qui ont bravé le soleil, la fatigue et des heures d’attente dans des rangs (aux allures parfois de bousculade) .Ils ont été surpris par cette pénurie cauchemardesque.Ils pointent du doigt les défaillances de la SNDE (Société Nationale d’eau) qui selon un communiqué avait prévenu de la tenue de ces perturbations de l’approvisionnement en eau potable.

Même si la situation s’est normalisée à présent,pour éviter de tel désagrément la prochaine fois, La SNDE doit mieux communiquer par des canaux de proximité afin que les populations puissent prendre des dispositions adéquates.


Mauritanie : un sit-in pour dénoncer les viols et les féminicides

Face à la recrudescence de ces violences meurtrières, un sit-in s’est tenu tenu le 9 septembre dernier devant le ministère de l’intérieur à Nouakchott. Une sortie dont l’objectif est de dénoncer les crimes dont sont victimes, en République Islamique de Mauritanie, les filles et les femmes. 

Un rassemblement initié par le Collectif des droits des femmes qui a vu la mobilisation de tous. Un engagement solidaire pour interpeller une fois de plus sur le danger de l’insécurité dont les mauritaniennes font l’objet .

À qui le tour ?

Voilà la question qui fruste et qui hante les esprits. Face à l’augmentation de ces violences et la lenteur de l’exécution du projet de loi relatif à la protection des droits des femmes et filles, l’inquiétude et la colère montent. D’où l’urgence de mise en place de mesures dissuasives à travers un dispositif juridique « très fort » , un instrument protecteur vivement attendu. Pour mieux lutter contre ce phénomène, des voix exigent aussi la castration des auteurs de ces crimes.

« Pas une de plus » voilà un des slogans de ce sit-in soutenu aussi par des hommes ayant fait le déplacement pour ce rassemblement qui constitue pourtant un énième moment d’alerte, d’indignation, d’interpellation de la société pour la fin de telle pratique à l’égard de la femme qui mérite la protection et non le contraire.

Affaire à suivre.