Traoré Awa

Beauté : Nouakchott inaugure son premier spa

La Mauritanie compte désormais son premier spa, espace de beauté et de mise en forme nommé « Nouakchott SPA », situé à la cité plage. Le rêve de Sophie Komé, conceptrice de ce projet est devenu une réalité. A la suite de nombreux voyages, elle rêvait d’offrir un tel espace à son pays, la Mauritanie. Une façon de démontrer un savoir faire local, sous régional et de contribuer à la création d’emplois. Durant cette soirée, la patronne des lieux a exprimé sa gratitude vis à vis de sa maman, très émue par cet hommage.

Le défi de Sophie Komé

L’inauguration du premier spa de Nouakchott s’est déroulé le 6 novembre, sous le regard d’un public qui a eu l’honneur de visiter ce lieu somptueux, répondant aux exigences des normes internationales. La patronne du spa a déclaré n’avoir eu aucune difficulté à mettre cet investissement en place, estimant que le plus important était la concrétisation du projet en république islamique de Mauritanie.

Un lieu pour décompresser

Mme Sophie Komé, qui a eu la chance de beaucoup voyager, s’était promis de construire un spa, un lieu de beauté et de détente permettant à leurs clientes de toutes les bourses de s’y rendre afin d’oublier les lourdeurs de la vie. « Ici, on oublie les problèmes », rassure-t-elle, décrivant ce spa comme une source de bien être et de discrétion. Ce centre répond à une clientèle exigeante, un savoir faire et la préservation de l’environnement.

Pour l’avoir visité, c’est un lieu de décompression d’une autre dimension, je vous assure. Au total, 15 esthéticiennes s’occuperont des soins de la clientèle homme & femme, dans le respect des mesures sanitaires dues au Covid-19.


Mauritanie: Des rappeuses se mobilisent pour défendre leur art

Lola Eva, Lady Zeyna, Thiolito sont de jeunes mauritaniennes qui contribuent à la pratique du rap par les femmes dans la très République Islamique de Mauritanie (RIM) .

Malgré les pesanteurs sociales, encore persistantes, des rappeuses s’adonnent à leur passion : le rap. Le genre musical le plus populaire de Mauritanie, que ces jeunes femmes exercent contre vents et marées au nom de la liberté d’expression. C’est grâce à cette conviction que Lola Eva, mère de famille et rappeuse, compte mobiliser la troupe afin de rayonner sur la scène mauritanienne à travers un rap engagé, réveilleur de conscience.

Un rap engagé

Même si elles sont peu nombreuses, elles existent et comptent à travers un collectif : « Rappeuzz de RIM ». Leur souhait ? Inscrire leur nom dans l’histoire de cet art si populaire. Par leur engagement à travers le micro, c’est de montrer que le rap est aussi un métier de femmes, une profession honorable. Elles entendent bien dénoncer les maux de la société : les violences faites aux femmes, les stéréotypes liés au genre, bref les maux de la société RIM.

Récemment, elles ont été invitées à parler de leurs expériences lors d’une activité dénommée « Je dis femme », tenue dans le cadre du projet W.E Connect, porté par Assalamalekoum cultures.

Quand on a la passion de son métier, on peut soulever des montagnes

Comme on dit chez moi, petit à petit l’oiseau fait son nid ! Lentement mais surement elles s’imposeront par le pouvoir des mots sur les maux de nos sociétés. Elles peuvent aussi compter sur le soutien sans faille de quelques-uns de leurs confrères dans leur ascension vers le sommet musical.


La Mauritanie annonce de la création d’une police de l’Environnement

L’environnement est en danger. Un constat alarmant qui explique sans doute la création d’une police dédiée à ce secteur pourtant très important en quête d’une meilleure préservation. La nouvelle est tombée le 28 octobre dernier, à travers le Conseil des ministres qui a approuvé un projet de loi lié à la mise en place d’une police environnementale.

La prise en compte de la dégradation des ressources naturelles et de nos espaces environnementaux expliquent peut être cette décision tant attendue par les activistes environnementaux depuis des années. Cette structure qui fera l’objet d’un rapport annuel sera dotée d’un pouvoir administratif et judiciaire selon la ministre de l’environnement et du développement durable Mariem Bekaye.

Cette police de l’environnement pourra aussi contribuer pour moi à la sauvegarde des rares poumons verts de Nouakchott encore existant, une des revendications des acteurs de l’environnement en Mauritanie.


Mali : le village de Farabougou assiégé

Des jours difficiles à vivre et à surmonter pour ces habitants assiégés par des hommes armés depuis une dizaine de jours. Au moindre faux pas, ils risquent leur vie. J’espère que la négociation annoncée portera ses fruits. Ce siège pose une fois de plus le débat sur la nécessité de déploiement des forces de sécurités partout au Mali.

Un pays fragile

Chaque jour, l’insécurité gagne du terrain dans mon pays. La situation au nord et au sud Farabougou, entre autre, en sont les nombreuses illustrations. Une réalité qui relance le débat sur l’enjeu de la sécurisation du pays dans son ensemble, un grand défi qui aura sans doute un coût énorme. En attendant, le moral ne peut être qu’en berne face à de tels calvaires subis par des Maliens, à cause de la mauvaise gouvernance .

Une insécurité chronique qui plonge les populations dans le désarroi, avec une impression d’être livrée à elles même, avec la peur au ventre face au danger permanent, quotidien (terrorisme, banditisme, vols, enlèvements, meurtres, routes impraticables, colère sociale etc.).

Défis sécuritaires

Une insécurité qui porte atteinte à la dignité humaine et à l’intégrité territoriale de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Toute ma pensée quotidienne ; ma solidarité, ma compassion à tous les habitants du pays qui vivent en insécurité, dans un Mali en quête de refondation et de bonne gouvernance.

Le grand défi de la transition doit être en effet la sécurisation des personnes et de leurs biens partout dans le pays, à travers une présence effective de l’armée dans tous les coins du Mali s’il le faut. A mon avis, le défi du nouveau Mali est sécuritaire. Bref, la reconquête territoriale passe par une vision sécuritaire adaptée au contexte.

Ce cri de cœur peut paraitre utopique, mais il est nécessaire d’approfondir la réflexion dans ce sens si on veut que de tels sièges ne se répètent plus. Il faut que tous les Maliens se sentent protégés, sinon, la refondation n’aura pas son sens. La mise en place d’une meilleure stratégie nationale de sécurité pérenne doit être un défi absolu.

Il faut que même dans les villages les plus reculés, il y ait une présence des forces armées partout au Mali. Une idée qui s’inscrit dans une démarche préventive. Cela peut déjouer l’occupation de terrain ou zones par des hommes armés.


Pourquoi lire ?

Pourquoi lire ? Voilà la problématique proposée par le Club Djibril Zakaria Sall pour une rencontre d’échange tenue récemment à l’espace culturel Diadié Camara. Une occasion d’entendre des amateurs ou fervents lecteurs au tour de cette question, dans un contexte numérique où les gens lisent de moins en moins.

La défense du livre

Cette retrouvaille, initiée par des jeunes dynamiques sous le leadership de Salimata Ba, coordinatrice de ce club voué à la promotion de l’homme de lettre mauritanien Djibril Zakaria Sall, un ancien commissaire de police, devenu éminent poète de son état.

Un club actif, qui participe également à la vulgarisation de la littérature mauritanienne en général. Bref, un club qui nous incite à la lecture, ce savoir, cette « nourriture » pour moi du cœur, qui façonne notre vision de soi et du monde.

La lecture, la nourriture de l’esprit

J’avoue, à cause des contraintes professionnelles et familiales, que je ne suis plus cette fervente lectrice qui prenait d’assaut chaque soir, la bibliothèque de l’Institut français de Mauritanie (IFM). En tant que littéraire de parcours, c’était mon lieu de refuge, mon temps favori, mon moyen de m’isoler, de me cultiver, de savoir des histoires de vie que l’on captait au passage de livres. La lecture m’a permis d’avoir une plume, pour lire et dire le monde à ma façon.

Il faut sauver la lecture

Pourquoi lire ? Pour moi, la lecture nous permet de nous informer et d’informer sur ce qu’on acquiert en parcourant ces livres de contes, de romans, de nouvelles, de bandes dessinées, dessins, etc… En un mot, la lecture est un moyen de découverte, d’éducation, d’expression, d’engagement. La lecture est une arme de construction intellectuelle, une dose d’humanité.

Les gens ne lisent plus comme avant, voilà l’amer fait de nos jours : est-ce à cause des contenus numériques, ou juste de la paresses ? La réponse à cette question nous interpelle tous, car quelqu’un qui ne lit pas se meurt intellectuellement. Si nous voulons des futurs Alain Mabanckou, Bios Diallo, Mariem Derwich, Sprit poete, etc… Il faut que la culture de la lecture puisse être transmise aux plus jeunes, dès le bas âge.