Traoré Awa

L’Association Mauritanienne de lutte contre la Tuberculose et le Sida( AMALUTS) dénonce l’interférence de l’industrie du tabac en Mauritanie

Le 27 février dernier, AMALUTS a tenu à son siège une conférence de presse pour plaider contre l’interférence  de l’industrie du tabagisme en République Islamique de Mauritanie (RIM). Cette tribune médiatique visait selon la Secrétaire Générale de AMALUS Aissata Naing à prendre des mesures adéquates telles que ’l’adoption des arrêtés pour sauver des vies ».Des dispositifs contribuant à la mise en œuvre efficace de la loi anti tabac déjà en vigueur.

L’Association Mauritanienne de lutte contre la Tuberculose et le Sida( AMALUTS) pour qui le Tabac « est un produit mortel » nuisible donc à la santé des populations alerte une fois de plus les autorités sur les méfaits du tabagisme qui « tue plus de 7 millions de personnes chaque année dans le monde » selon l’OMS(Organisation Mondiale de la santé).

A travers un guide intitulé « Comment les compagnies de Tabac interfèrent dans la mise en œuvre de la loi anti tabac en Mauritanie » AMALUTS et son partenaire ATCA( African Tobacco Control Alliance) mettent sous les projecteurs « les tactiques utilisées par l’industrie du tabac » pour agir en Mauritanie. Des tactiques qui se matérialisent par la publicité, la promotion du tabac, la vente de cigarette en détail et l’exploitation de paquets de cigarette.

Pour rappel, d’après  l’OMS « le tabac est le seul produit de consommation qui tue 50 pour cent de ses utilisateurs lorsqu’il est utilisé exactement  comme recommandé par le fabricant » .Un chiffre effrayant qui doit pourtant dissuader les accros de ce produit juge « nuisible » pour la santé humaine.


Mauritanie : mobilisation autour de la disparition d’une fillette de 9 ans

Depuis le 19 janvier dernier, les parents de Khadijetou sont sans nouvelles d’elle. Une disparition signalée à Basra, une des principales communes de Nouakchott, la capitale mauritanienne. Cette apprenante de l’école Sebkha a disparu vers les environs de l’école Mounir, non loin du célèbre carrefour Robinet 10. La maman de Khadijetou, que j’ai pu rencontrer, espère retrouver sa fille très rapidement. Tout comme toutes ces personnes qui se sont mobilisées dans les recherches de sa disparition

Aucune trace de Khadijetou un mois après sa disparition

La petite fille, Khadijetou Wellé, qui vivait avec ses grands parents au village, avait rejoint sa mère il y a un an pour être scolarisée à Nouakchott. Le 19 janvier, dans la commune de Basra, sa vie a basculé vers 12h30, où elle était à la porte avec une sœur quelques minutes avant sa disparition. Que s’est-il passé ? S’est t-elle égarée ? Quelqu’un l’avait t-il repéré avant de disparaître avec elle ? Pour le moment, ces questions sont sans réponses, un mois tout juste après sa disparition. La disparition a été signalée au niveau des commissariats, selon sa mère, qui travaille dans une usine de poisson près de robinet 10.

Mobilisation de soutien pour retrouver la disparue

Depuis lors, une campagne de mobilisation s’est mise sur pied pour aider à revoir Khadijetou. Cette disparition intervient dans un contexte de recrudescences des violences envers les filles et femmes en Mauritanie. Malgré toutes ces inquiétudes, on espère que rien ne lui arrivera et que les recherches porteront leurs fruits très rapidement.

Pour toutes informations utiles pouvant aider à retrouver cette fille, sa maman est joignable au 00222 43837588.


Il faut célébrer la personne de son vivant

J’ai un problème avec les hommages posthumes, je trouve que nous devons exprimer de temps en temps aux gens qu’on aime, à nos proches, tout l’amour, la reconnaissance , le respect ou non à leur égard de leur vivant.

Je crois que c’est la plus belle émotion à vivre de notre vivant et non le contraire, que de recevoir de la gratitude ou même des critiques même si c ‘est une seule fois par an. On doit dire de vive voix les uns envers les autres ce qui nous touche, ou non par rapports à nos proches ou collaborateurs.

Faire connaitre son attachement à une personne de son vivant

Parfois, c’est suite à un décès que les hommages fleuves apparaissent pour nous inonder à propos des qualités exceptionnelle d’un tel, alors que de son vivant tout ceci est passé sous silence en attendant son passage sur la porte du non retour: la mort. Je ne propose pas de louages quotidiens mais des messages de temps en temps témoignant de notre attachement à un tel de son vivant.

Pourquoi attendre qu’une personne meurt pour qu’il soit le parrain d’une promotion d’école ou d’une initiative ?. Nous devons les plus émotions de notre vivant où on doit se sentir aimé. C’est cela le véritable hommage.


Mauritanie : ma rencontre avec l’équipe d’Africtiviste

Je vous présente d’abord mes meilleurs vœux de bonheur, de paix et surtout de santé pour cette nouvelle année. Je suis très heureuse d’avoir commencé 2021 par une formation sur l’engagement citoyen au service de la transformation citoyenne, initié par le réseau Africtiviste. Je partage ici mes enseignements tiré de cette formation, des formateurs du programme ACET (Africtiviste civique engagement tour) en Afrique de l’Ouest.

Cette rencontre, où les téléphones portables étaient en off pour une meilleure concentration de l’assistance, m’a permis de rencontrer, enfin, l’équipe d’Africtiviste que je suis sur Facebook. Créée par le Sénégalais Cheikh Fall, Africtiviste est une force de proposition citoyenne, un réseau de plaidoyer sur l’activisme et l’engagement citoyen présent dans 40 pays en Afrique, dont la Mauritanie désormais.

Des jeux créatifs au programme

Une formation avec au menu, des jeux créatifs et dynamiques pour susciter l’intérêt de l’auditoire, afin d’interagir dans une ambiance participative et constructive. On ne m’a jamais parlé autant de l’intérêt de leadership, de l’engagement citoyen des jeunes, des atouts de la connexion collective ; de transformation sociale, de démocratie, de montage de projet dans le cadre de l’engagement citoyen. Cette session de quatre jours était tenue dans les locaux de Rim au quotidien, une entreprise citoyenne présidée par la très souriante Maimouna LO, journaliste et membre d’Africtiviste Mauritanie.

Sortir de sa zone de confort

Durant cet ACET, la session relative à « comment sortir de sa zone de confort ? » m’a beaucoup plu. La zone de confort, une zone où on maitrise et où on se sent en sécurité, un endroit acquis où l’on doit sortir pour aller à la quête d’autres défis, de challenge, afin d’élargir cette même zone de confort. J’ai appris que le leadership n’est pas une fonction mais une activité, où l’intérêt collectif prime. Cet intérêt pour lequel on s’engage doit avoir des objectifs précis, mesurables dans le temps, une stratégie d’influence. C’est un challenge civique que l’on peut atteindre par une solution adaptative ou technique.

De la théorie à la pratique

Les travaux de groupe sur la prise de parole en public ont été un des instants pratiques de cette formation, où j’ai dévoilé mon talent de poétesse en herbe à travers une plaidoirie fictive sur le projet de loi de lutte contre les violences faites aux femmes. Je me suis rendu compte qu’il faut plus que de la poésie pour passer d’une idée à un projet. Bref, c’est tout un processus.

Apres l’étape de la Mauritanie, l’équipe d’Africtivistes sera prochainement en Gambie et en Guinée-Bissau, dans le cadre de la réalisation du programme ACET (Africtiviste Civique Engagement Tour) en Afrique de l’Ouest.


Maman, comment faisais-tu pour supporter mes turbulences ?

C’est une question qui restera à jamais sans réponse, car maman n’est plus là. Je garde de toi le souvenir d’une maman tendre, protectrice, généreuse, une battante, solidaire des autres… Bref, une maman de rêve. Tu es un model d’abnégation pour moi, ma référence féminine. Tu as veillé sur moi avec un amour indescriptible, pur, sincère, jusqu’à ton dernier souffle.

Tu avais le sens de la retenue

Je ne me rappelle pas de tes cris sur moi. Tu m’as inculqué des valeurs sans tambours ni violence. Ta retenue et ton regard suffisaient pour me mettre à l’ordre. Aujourd’hui, en mère de famille, je ne cesse de me poser cette question : maman, comment faisais-tu pour gérer mes turbulences, mes bêtises de petites filles ?

Ton absence est un supplice. Tu es partie si tôt (repose en paix, que ta dernière demeure soit le paradis). J’avais encore besoin de ta présence, de ton accompagnement, de tes douas (bénédictions). j’avais encore tellement de questions à te poser, comme celles-ci encore : étais-je capricieuse ou non ? comment faisais-tu pour me rappeler à l’ordre, moi, la petite Awa bléni (Awa la blanche) de l’époque ?

Pesons nos mots, nos faits, nos gestes

Des fois, si je sens la colère monter en moi devant la turbulence de tes petit-enfants ou tes petits maris, comme on dit dans le jargon bambara, une voix me dit : comment maman réagissait à mes bêtises ? Et là, je retrouve ma tranquillité d’esprit, mon calme. Je me dis qu’en fait, on n’est n’est pas obligé de crier ou de s’emporter face à des turbulences d’enfance. On peut juste réagir par des refrains : « reste tranquille, sinon tu n’auras pas du chocolat » ou « tu n’auras pas ton vélo »… Il faut juste se tranquilliser, privilégier la causerie plutôt que des colères destructrices.

Pesons nos mots, nos faits, nos gestes car nos enfants, les adultes de demain, peuvent à leur tour reproduire ce qu’ils ont reçu comme réprimande ou punitions, verbale ou non.