Traoré Awa

Réunion de lancement du projet Aware mitrants «Informer sur les risques de la migration irrégulière» de l’OIM en Mauritanie

Une nouvelle approche pour lutter contre les drames de l’immigration irrégulière voit sans doute le jour. C’est le vœu ardent de l’Organisation Mondiale pour les Migrations (OIM) et de ses partenaires mauritaniens et italiens. Ce projet sous régional prône une migration sûre par le renforcement communautaire, et a été lancé en Mauritanie le 31 mai dernier lors d’une rencontre. Une réunion tenue en présence du nouveau représentant pays de l’OIM, le docteur Boubacar Seybou et le Directeur Général de l’Administration Territoriale Mahi Ould Hamed, des représentants de communautés migrantes, des acteurs de la société civile et des médias.

D’une durée de quatre ans, ce projet est mis en œuvre par l’OIM en Afrique du nord et de l’Ouest en partenariat avec le gouvernement italien via son département des libertés civiles et de l’immigration du ministère de l’intérieur.

Un projet pour une migration plus sûre

Ce projet sur beaucoup d’espoir est fondé va s’exécuter dans un contexte de drame migratoire quotidien inédit,sera marqué par des campagnes de sensibilisation contre les dangers de la migration irrégulière (via les médias classiques et des réseaux sociaux) qui constitue un drame humain à travers son lot de morts, d’exploitation, de vie à reconstruire, de traumatisme etc…

Il contribuera à améliorer la cohésion sociale au sein de la communauté migrante et d’accueil nous dit -on. Selon l’OIM, des informations seront fournies aux migrants en transit sur les opportunités de la migration sûre, à travers des services d’assistance et de protection dans les pays d’origine et d’accueil.

Les communautés migrantes ont plaidé pour leur implication tout au long de ce processus de mise en œuvre de ce projet qui donne la primauté à l’engagement communautaire en République Islamique de Mauritanie (RIM).

Quand des officiels prennent part aux travaux d’échange

Il est à noter que même après la cérémonie de lancement tenue à l’hôtel monotel, le Représentant de l’OIM (Organisation mondiale de la migration),  et le Directeur Général de l’Administration Territoriale ont participé aux échanges lors des travaux de réflexion et de recommandation, une chose rare sous nos cieux, où les officiels se retirent en général au terme de leurs discours de lancement.


Daouda Corera, le premier mauritanien vedette du géant Apple

La nouvelle a fait le buzz en Mauritanie mai dernier.Une nouvelle qui met en honneur un jeune photographe mauritanien pétri de talent artistique. Quand Daouda Corera attire l’attention du géant de la technologie Apple, cela ne passe inaperçu, car c’est un fait historique , exceptionnel. Daouda Corera, photographe professionnel de son état, a été mis en vedette mai dernier par Appel, à la suite de la publication sur instagram d’une de ses photos artistiques.

Une mise en vedette qui vient propulser une nouvelle fois, le talent de ce jeune très créatif désormais influenceur . Photoreporter pour le magazine jeune Afrique, une des photos de Daouda a été mis posté dans un album Watch Everyday Experments à travers le compte Instagram de Apple. Une occasion pour ce photographe d’inciter les mauritaniens à valoriser les talents de leurs artistes.

Pour rappel, Daouda Corera a été propulsé au devant de la scène à la suite d’un concours dont il a été le lauréat organisé par son mentor Yéro Djigo en 2012 à l’Institut Français de Mauritanie(IFM).


Dispersion de manifestants contre des coupures de courant à Bamako

Face à la croissance des coupures de courant,  la colère monte au pays de Bah Ndiaw. Durant cette période où la canicule est à son comble dans la capitale malienne, les populations subissent aussi des délestages chroniques.  Pour dénoncer cette situation étouffante, le 22 avril dernier, des usagers s’étaient regroupé devant EDM (Energie du Mali) pour exprimer leur mécontentement face à ces coupures qui troublent leurs quiétudes déjà secouées par la situation politico-militaire du pays.

Une marche de revendication dispersée par des gaz lacrymogène par des forces de l’ordre, qui s’est soldée aussi par l’interpellation de journalistes (venu couvrir ce sit-in) et manifestants engagés à manifester pour leur juste droit à une électricité décente. Un mouvement audible à travers des hastag comme StopEDM, Edmerde, onveutlecourant, notreénergiesansvous.

Selon des manifestations EDM évoque un incendie à travers un concert de communiqués pour justifier ces délestages qui mettent encore en berne le moral de populations déjà fortement préoccupées par la détérioration de la situation sécuritaire du pays.


Mauritanie: un atelier du projet WACA sensibilise les journalistes sur les enjeux de la gestion du littoral

Cette rencontre visait à outiller les journalistes sur les enjeux de la préservation du littoral en Afrique de l’Ouest. Cette préservation s’établira par la mise en œuvre d’une politique nationale et sous-régionale concrète, via WACA un programme de gestion du littoral ouest-africain. Notre littoral national est menacé par les effets du changement climatique. La perte de la biodiversité, le développement des activités extractives, la fragilité du cordon dunaire, et la pollution sont entre autre les problèmes de ce littoral, pourtant riche en biodiversité.

Les journalistes informés sur la fragilité du littoral ouest-africain

Durant deux jours, les médias ont été informés, sensibilisés sur les menaces qui pèsent sur le littoral mauritanien, qui abrite plus du tiers de la population. Un atelier dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par la Ministère de l’Environnement et du Développement durable, la représentante de la Banque mondiale en Mauritanie et le Ministre de la culture et l’artisanat.

Les 11 et 12 mars dernier, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, avec l’appui de la Banque mondiale, a organisé dans le cadre du projet WACA, qui vise à alerter l’opinion sur le sort préoccupant de ce littoral. Ce projet dont objectif est de renforcer la résilience des populations des six pays concernés (Mauritanie, Sénégal, Cote d’Ivoire, Benin, Togo, et Sao tome principe) a démarré en 2019 en Mauritanie.

Ce projet dont l’exécution a connu des retards à cause de la pandémie Covid19, contribuera à préserver les écosystèmes remarquables par leur biodiversité comme le Parc national Banc d’Arguin couvrant près du tiers du luneaire côtier, la Baie du Lévrier de l’Etoile, la réserve naturelle du Chat Boul et le Parc national du Diawling. Ces deux derniers ont été classé sites Ramsar comme des zones humides d’importance mondiales.

Les maux de notre littoral

Les médias ont été édifiés à travers des présentations thématiques sur les risques d’inondation, l’érosion côtière, l’avancée de la mer, l’ouverture de brèches, l’occupation anarchique du littoral, la pollution etc …

Des actions de préservation du littoral à mener

Le projet WACA, sera marquée par des actions de résilience de l’écosystème, des activités sociales, renforcement du cordon dunaire, le colmatage des brèches, réhabilitations de l’écosystème, financement de projets sociaux dédié à la sauvegarde de cet espace naturel, appui institutionnel, proposition de projet de loi « pollueur payeur ».

La mobilisation pour la protection du littoral mauritanien touchera aussi des actions de sensibilisations des populations sur la gestion durable pour ce lieu de dont les enjeux multidimensionnel « nécessitent  une gestion et une coordination concertée entre les acteurs institutionnels et un engagement fort des opérateurs privés et des citoyens » a plaidé la ministre mauritanienne de l’environnement. Parmi les actions, on note l’implication des journalistes pour une éducation environnementale de l’opinion sur le projet qui dispose à Nouakchott d’une unité de gestion du projet régional de gestion de résilience aux changements climatiques des zones côtières en Afrique de l’Ouest : www.waca.mr

Lors de deux jours d’information des medias sur les enjeux liés à la gestion du littoral national, l’idée de la mise en place d’un réseau de journalistes sur la thématique du littoral a émergé. Sa place en œuvre contribuera sans doute à l’ancrage de la culture de protection du littoral.

La zone d’intervention du WACA en Mauritanie  s’étends environ sur 720 km repartis sur huit communes dont ; Tevragh zeina, Sebkha, El mina, Dakhlet Nouadhibou,  Chami, Benechab, Tiguent et Ndiago.


Le concours mondoblog 2021 expliqué aux jeunes en Mauritanie

Pour contribuer à la promotion de la communauté des blogueurs de Mauritanie, récemment, les mondoblogueurs sont allés à la rencontre de jeunes amoureux de l’écriture (slameur, conteur). Objectif : leur parler de l’appel à candidature de Mondoblog 2021, lancé le 15 février dernier. Une rencontre tenue le 2 mars dernier au niveau du célèbre espace culturel Diadié Camara, dont nous remercions le directeur Siré Camara, pour sa disponibilité et son accueil.

Promotion du blogging et les modalités du concours mondoblog 2021 au menu de la causerie

La causerie a porté sur deux étapes. La première portait sur la compréhension du blogging, et la deuxième sur les modalités de participation au concours de cette année, dont le thème est  : « Toutes et tous actrices et acteurs du changement ».Une façon d’exprimer notre vision des changements attendus face aux maux dont nos sociétés souffrent afin de parvenir à un monde meilleur.

Blogueurs des porteurs de voix

Tous les mondoblogueurs n’ont pas pu être présent à cet échange, faute de contraintes de disponibilités professionnelles ce jour-là, on a parlé en leur nom car c’est le symbole de l’acte qui compte. Nous rendons hommages à tous les blogueurs qui sont des porteurs de voix de leur pays et qui par leurs plumes éclairent l’opinion sur la marche du pays.

Ils sont des citoyens engagés, des ambassadeurs dont la plume est le pouvoir d’expression, d’engagement sur des causes qui les interpellent personnellement ou collectivement. Une façon aussi de remercier tous ces blogueurs qui contribuent à faire connaitre l’actualité dans toute sa dimension.

Pour rappel, ce concours ouvert à toute personne âgée de 18 à 150 ans, reste ouvert jusqu’au 15 mars à minuit.