Traoré Awa

Mauritanie : Formation des jeunes sur le journalisme citoyen à Rosso

Expliquer le journalisme citoyen comme un outil d’expression voici l’objectif de cette session de formation où je suis intervenue durant deux jours, du 30 au 31 ocotbre 2021, en tant que formatrice dans la ville de Rosso, la capitale du Trarza, une région du Sud-Ouest de la Mauritanie.

Cette formation, qui s’inscrit dans le cadre du projet NED de l’Association des Gestionnaires pour le développement (AGD), vise à promouvoir la participation citoyenne active des jeunes afin qu’ils soient des acteurs de développement en s’informant et en renseignant l’opinion sur les défis de la localité.

Cette rencontre contribue à favoriser la participation des jeunes au débat public de leur localité. Elle a mis l’accent sur les éléments basiques du journalisme citoyen. Ainsi, il a été question de la construction d’une information, de la conception d’un contenu attractif, d’astuces pour susciter l’intérêt d’un public à travers l’engagement citoyen, de fidéliser son auditoire à travers les réseaux de diffusion tels que Facebook, Twitter, et autres supports de diffusion comme les blogs.

Les jeunes ont appris que le journalisme citoyen est un engagement civique. Il permet de donner son avis ou de faire entendre la voix des sans voix. Cela peut se faire à travers des publications (écrit, image, vidéo, audio), via des post Facebook, WhatsApp, Instagram, les blogs ainsi parfois grâce aux directs pour mettre en exergue une préoccupation citoyenne. Ces contenus doivent être, précis, expressifs, significatifs, poignants et attractifs pour susciter le débat. Ils doivent aussi être accessibles à travers des supports de diffusion.

Cette formation d’initiation au journalisme citoyen est un facteur d’expression pour ces participants. Ces derniers ont désormais des outils leur permettant de s’informer et de renseigner sur les avancées, les échecs, et les perspectives d’avenir de la région de Rosso. Ce territoire est en chantier ces derniers temps avec la réalisation du pont reliant la ville au Sénégal voisin et les infrastructures routières en cours de travaux.

J’ai été touchée par l’écoute attentive et la participation active de ces jeunes qui estiment qu’ils ont leur mot à dire dans la marche de leur région à travers ces outils d’expression qui leur permet d’agir en citoyen engagé. De nos échanges, je retiens cette phrase qui résume l’esprit de cette session de formation : « Le journaliste citoyen, à travers les informations qu’il donne, contribue à l’amélioration des conditions de vie ».

Voici un aperçu de qui m’a marqué lors cet atelier dédié au journalisme citoyen. Peut-être que dans ce lot sortira de futurs blogueurs ou mondoblogeurs ? Je l’espère vivement.


Les journalistes au rythme de la Conférence africaine sur la lutte antitabac

Du 26 au 28 Octobre dernier en Ouganda, s’est tenue la 1er conférence africaine anti tabac, co-organisée par le Centre pour la lutte antitabac en Afrique (CTCA) et la Fondation africaine pour le renforcement des capacités (ACBF). Une rencontre virtuelle qui a permis aux journalistes notamment ceux membre du REMAPSEN (Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’Environnement), de suivre les différentes étapes de cette rencontre intenses de trois jours qui s’est déroulée via la plate forme www.hova.com.

Une  occasion pour les médias et blogueurs de s’imprégner des avancées en matière de lutte contre le Tabac et des défis qui demeurent malgré la synergie africaine de faire face aux enjeux de la lutte contre le Tabac à travers l’engagement politique et l’implication de la Société civile .

Cette conférence a enregistré environs 600 parties prenantes sur le continent, avec 35 conférenciers,15 sessions de conférence, 42 présentations de recherche  et 21 affiches.

Les plaidoyers de ce rassemblement ont porté sur la demande croissante des investissements dans la recherche scientifique pour accompagner les efforts contre le tabac afin de favoriser l’obtention « des données probantes » sur cette thématique. En effet selon les constats: « le manque de données sur le continent a eu un impact négatif sur la promulgation de politiques efficaces de lutte antitabac dans de nombreux pays africains ». Une attention particulière doit être portée sur ce volet, un aspect de plaidoyer qui pourra inciter les uns et les autres à doubler d’effort sur ce point. En effet, les chiffres alertent, font peur et peuvent inciter les consommateurs à l’abandon du tabac. Une occasion pour les journalistes de favoriser la création de contenus sur ce thème pour informer le public sur le tabagisme.

L’accent a été mis sur des approches pouvant décourager l’utilisation du tabac, ainsi il a été encouragé « l’augmentation de la taxation des produits du tabac encourage l’abandon du tabac en rendant les cigarettes inabordables »ont estimé les organisateurs de cette mobilisation. Une façon de booster le continent pour l’application réelle des politiques de taxation anti-tabac, l’urgence du moment. Une Afrique « à la traîne »,  faute notamment de l’ingérence de l’industrie du tabac qu’elle a du mal à dompter.

La sensibilisation communautaire est un défi de cette rencontre de plaidoyer qui vise à alerte sur les dangers liés au tabagisme Une pratique qui cause  » plus de 8 millions de morts chaque année » selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé. Face à ces chiffres alarmant, les médias peuvent être des outils d’information et d’alerte de l’opinion public, des décideurs et des Partenaires techniques et financiers (PTF).


Mauritanie: rencontre avec Souleymane Sidibé, jeune auteur de « La Poésie démeurt »

Nous parlons littérature aujourd’hui, avec le jeune auteur Souleymane Sidibé, un amoureux des mots, étudiant à la faculté de Bordeaux. Un militant associatif qui se définit aussi comme un analyste politique. Nous l’avons interrogé à propos de la parution de son premier recueil de poème intitulé La poésie demeure dont la dédicace en Mauritanie est programmée pour bientôt. En attendant, nous lui avons tendu notre micro.

Blog Reine d’Afrique : Présentez-vous à nos lecteurs d’ici & d’ailleurs ?

 Je m’appelle Souleymane Sidibé. Je suis né à Nouakchott à Sebkha, le 4 novembre 1997. J’ai fait l’école primaire à Dioukhamadya, ensuite je suis allé au Petit Centre à partir de la 5ème (2ème année collège). Arrivé en 1ère (6e année collège), j’ai été au Sahel où j’ai fait – disons mon Alma mater- entre la 1ère et la Terminale. J’ai grandi à la Socogim K.

Après mon baccalauréat passé au Lycée Français de Nouakchott (LFTM), je suis allé pour poursuivre mes études à l’Université de Bordeaux à la Faculté de Médecine et de Pharmacie. J’ai passé deux années à essayer de joindre les deux bouts face à la cruauté de l’existence, de l’aventure. Deux choses me guident : la volonté et le courage de ne jamais abandonner. Me voilà dans ce cisaillement de vent étudiant à l’Université de Bordeaux. Avec quelques « expériences » dans divers domaines. Je m’épanouis dans l’enseignement dans la biologie à la Faculté de Sciences, Technologies et Santé. Je suis parallèlement à mes études – assez atypiques- militant associatif (SOS Racisme Bordeaux, etc.), jeune travailleur et analyste politique dans un Think Tank basé à Bordeaux.  

Comment êtes-vous arriver à la poésie ?  

  J’ai toujours été un amoureux des mots, du beau. La poésie, c’est des mots et de la beauté. C’est, pour répéter le propos de Oumar Ball, ce qui est agréable au cœur et à l’oreille. Peut-être le petit Solo (diminutif de Souleymane que m’a donné ma grand-mère Diara Camara) a grandi avec une sensibilité face à l’expression et un faible pour l’art oratoire. Dans mon cursus scolaire, j’ai étudié et récité par cœur des poèmes. Le premier est celui de Birago Diop, LE SOUFFLE DES ANCÊTRES (Extrait du recueil LEURRES ET LUEURS).  « Écoute plus souvent    Écoute plus souvent    Les choses que les êtres,    La voix du feu s’entend,    Entends la voix de l’eau.    Écoute dans le vent    Le buisson en sanglot :    C’est le souffle des ancêtres. »  – Je récite par cœur ces vers. Ce sont des merveilles de la poésie africaine. C’est dans le programme mauritanien que je les ai appris en CM2 (6ème année primaire comme l’on appelle la classe). J’ai par la suite découvert que mon père était un grand lecteur.

Il me parlait souvent de la littérature africaine francophone. Je suis allé fouiller dans ses anciens documents et livres. Un coup de cœur : Le cœur rompu aux océans du poète tunisien Tahar Békri m’a séduit. Depuis lors, je lisais des textes, des poèmes… Le petit qui était programmé pour faire un baccalauréat C selon le vœu de son père se retrouve dans le programme français à vouloir doubler d’effort dans les lettres que sciences compte tenu du niveau de ses camarades. Aussi dans le programme français, nous étudions des poèmes de Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou, des poèmes de Baudelaire, à travers son recueil Les Fleurs du Mal, Victor Hugo, Georges Sand, Alfred de Musset, Aimé Césaire, l’un des chantres de la négritude, etc., des grandes figures de la littérature française, les mouvements littéraires, tutti quanti. Et la poésie comme l’Absurde (le genre littéraire dans l’argumentation) retenait mon attention. Ma prof madame Ly au Sahel m’appelait souvent « le grand maître poétique ».

Je commençais à adopter un style littéraire très poussé pour mon âge. Ces propos me faisaient sourire. Avec madame Ly, nous avions étudié la langue et ses « codifications », la poésie-merveille (poèmes de la littérature française) à l’exemple de Pierre de Marbeuf, Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage. Je ne puis aussi oublier monsieur Dah Mohamed qui nous avait donné les rudiments nécessaires… Ainsi – si je peux me permettre -, la poésie est venue vers moi. Elle a heurté ma sensibilité.   

Quelle importance requiert la poésie pour vous ?    

 Dans l’Avant-propos de mon recueil de poèmes « La Poésie démeurt », je dis ceci : « La poésie reste un moyen immense d’expression. C’est pour moi un art. Anachorète ou cénobite, l’art poétique nous guide dans le plus profond de nous-même, de notre être, de nos rapports à la nature, la vie ou la mort. Faible ou fort, on est à la merci des mots. Et s’il fallait faire des mots source de vie, une force, quoi de mieux que la poésie ». La poésie est importante. D’autant plus qu’ici – en ce qui me concerne-, il ne s’agit pas d’écrire pour simplement écrire. Pour le plaisir de l’écriture. De faire de l’art pour l’art. A cet effet, en m’y mettant à la poésie, c’est-à-dire l’écriture rythmée et lamentée, plus que quiconque j’arrive à dégager mes émotions, mes sentiments. A parler, à noyer les peines aussi passagères sont-elles ou qui demeurent telle une plaie béante.      

Comment ce projet d’écriture s’est-il matérialisé ?  

De 2016 à 2021, j’écris de façon contiguë à l’aventure du jeune lycéen dûment « frais » qui rêve d’atteindre le sommet de la pyramide. Cette année, avec des conseils de personnes chères, je me suis lancé avec les Éditions Universitaires à concrétiser ce projet. Ils prennent le soin de mettre à dispositions des lecteurs de plateformes de vente l’ouvrage.  

De quoi est -il question dans ce recueil de poésie ?  

 Si l’on lit la quatrième de couverture, on ressasse les mots suivants : continent africain, de la patrie, des études de son auteur, de l’amour – ses contradictions, son dévouement et sa belle cruauté-, également de belles choses de la vie, et son épitaphe : la mort     Quels sont vos coups de cœur ?   J’en ai beaucoup, selon les divers domaines.

Mais s’agissant de la littérature, je suis plutôt auteur.e singulier.ière.  Dans mon pays, je suis discrètement le travail de certains. Je suis un admirateur de Ousmane Moussa qui a cassé les barrières entre les communautés par les mots. En France, Mallarmé, Ronsard, Du Bellay, Baudelaire, le « mec à l’absinthe », Maupassant, et d’autres grands classiques comme Marbeuf, Arthur Rimbaud, la grande Marguerite Yourcenar qui a reçu le prix Renée Vivien, autre grande poétesse ; Jacques Prévert, les deux Paul, Éluard et Verlaine, André Chedid, autrice de L’enfant multiple, Victor Hugo, Louis Aragon avec sa muse Elsa : Cantique à Elsa, Les Yeux d’Elsa, Elsa, Le Fou d’Elsa et Il ne m’est Paris que d’Elsa.

 Je n’ai pas connu durant mon cursus scolaire de grandes poétesses françaises à part Louise Labé parmi les classiques avec ses Œuvres Complètes dont un court extrait : « Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ».

Comme pour dire que la poésie aussi au fil du temps a eu sa dose de machisme, de sexisme. En dehors de la « franco-sphère », Janet Lewis m’épate. Senghor, aussi, séduit mais hélas temporairement car son parcours politique hante son art, son génie. On ne peut nullement lui imputer cette plume qui prodigieuse. Parmi celles et ceux de nos jours, je suis Amanda Gorman qui a fait une déclaration d’amour à la poésie lors de l’investiture de l’actuel locataire de la Maison Blanche, Joe Biden ; Rupi Kaur, autrice de milk and honey qu’on a fait découvrir à travers ses poèmes courts ou petits poèmes. En Mauritanie, toujours est-il, nous avons des références : Mariem Derwich qui donne … des fourmis au cœur. Sa poésie est spéciale, Aichetou Ahmedou qui est une source d’inspiration, Bios Diallo qui a récemment publié La Saigne, et tant d’autres qui s’essaient et des « professionnels des mots ». Je ne connais pas tous les auteurs et autrices mais je parle de mes lectures.  

En tant que jeune parlez-vous aux jeunes dans ce recueil ?

  Non pas spécifiquement. Cet ouvrage s’adresse à tout le monde. Je ne suis partisan de l’idée que les jeunes forment un groupuscule dans une société et qu’il faudrait leur parler à côté. Je m’adresse à toute oreille attentive qui saura prêter main forte du scintillement des étoiles en passant par le puits de connaissance au clair-obscur.    

Quelles difficultés rencontrez-vous ?  

Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières. J’ai envoyé à la maison d’édition qui demande une relecture ensuite nous avons conclu les échanges par un contrat pour l’édition de cet ouvrage.      

Pourquoi le prix de vente a été revu à la baisse par vous après de l’éditeur ?  

Ayant choisi Les Éditions Universitaires – Éditions La Muse, ils ont des tarifs standards pour l’édition des ouvrages. D’habitude, ce sont des thèses ou des ouvrages universitaires. J’ai jugé que 21.90 était exorbitant pour un recueil. L’éditeur, me semble-t-il, est « roi ». Nous sommes arrivés à fixer le prix à 16,90. Cela sera valable sur les sites de Ventes : Amazon, morebooks.shop…   D’ailleurs des maisons d’éditions françaises sont partantes pour rééditer et placer dans les librairies à prix bas et pour plus de visibilité, La Poésie démeurt, de la poésie philosophique. Je réfléchis à celle qui me conviendrait le mieux selon plusieurs approches. J’espère d’ici quelques temps avoir le format initial (Broché) et le livre en poche.  

Quel regard portez-vous sur le paysage littéraire de la Mauritanie ?  

 Je ne suis pas spécialiste de la littérature mauritanienne, ni étudiant en lettres. Ce vers quoi mon propos va tendre sera plutôt un avis. La littérature mauritanienne est comme un patient atteint de Covid-19. Les médecins veulent tout faire mais les conditions matérielles manquent. Je ne dirai pas qu’elle est moribonde mais je crains pour sa survie. Je parle de la littérature mauritanienne francophone abandonnée par les structures étatiques. La culture en Mauritanie est le cadet des soucis de nos dirigeants. En même temps, il ne faut pas attendre grand-chose de la part de décideurs qui arabisent une grande partie du programme scolaire et voient leur progéniture envahir les classes des lycées français et américains en Mauritanie.

Sans m’éloigner de la question, je rajouterai que de braves personnes avec l’appui des structures étrangères essaient cahin-caha, clopin-clopant de pérenniser jusque-là le travail mené. Je pense à mon professeur -même s’il s’agissait d’un laps de temps en 1ère S au Petit Centre, M’bouh Séta Diagana, à Mamadou Kalidou Ba et d’autres que j’ignore qui pérennise cette littérature par son enseignement de qualité. D’ailleurs, il faut voir leurs œuvres pour comprendre.

 Élément de la littérature mauritanienne francophone, Les remparts de l’espérance, et tant d’autres de ces deux professeurs habiletés à diriger des recherches pour penser à L’Espérance d’un certain Feu Cheikh Sadbou Kamara qui fut professeur émérite de sociologie. Beaucoup d’écrivains, en dehors de ces deux universitaires, font connaître la littérature mauritanienne d’expression française comme l’on dit en Mauritanie. Je pense à Mbarek Beyrouk avec qui j’ai échangé sur cette dernière longuement.  La jeunesse mauritanienne doit se munir de deux armes : Les lettres et la science.

Il nous les faut pour avoir nos littératures. Sans oublier l’anthologie d’auteurs et autrices mauritaniens.nnes est gage de succès. La question sera : quels étudiants pour porter la relève ? De même, des jeunes poètes en herbe sortent de tous parts. Ne sommes-nous pas au pays de millions de poètes?  

À quand la dédicace de ton recueil en Mauritanie ?  

Je ne sais pas encore. Ce qui est sûr après la reddition du recueil par une maison d’édition basée en France. Quant à l’acheminement du recueil, ce sera possible après transfert par voie maritimes, acquittement des frais de port pour une réception en bonne et due forme par une librairie de la place après réédition. Sauf mauvaise surprise car, il s’agit de la Mauritanie.


Audio : les défis d’implication des jeunes dans la promotion de la santé en Mauritanie

Ce billet audio traite de l’importance de l’implication en Mauritanie des jeunes dans la promotion de la santé reproductive, un sujet parfois tabou. Les jeunes représentent la plus jeune population du pays, d’où l’enjeu d’en faire des alliés pour mobiliser davantage les populations à l’espace des naissances, dans un contexte de faiblesse de contraception estimé à 18 % actuellement. Pour parler des défis d’implication des jeunes dans la promotion de la santé reproductive, nous avons tendu notre micro à Hawa Ba , présidente des jeunes Ambassadeurs pour la santé reproductive/PF, Aliou Diop Président de la Coalition ENEM (Ensemble espaçons nos naissances), Imam Sarr SG de l’Association Main de la fraternité, et Aminata Diarra, sage femme, activiste.


Mauritanie: lancement du Club « Idée & Avenir »

Le think thank « Idée & Avenir » a été lancé le 21 septembre dernier, à l’académie diplomatique sous l’impulsion du Ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle Dr Taleb Sid Ahmed.

 Un lancement tenu au sein du ministère des affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur lors de la visite des parlementaires français du groupe d’amitié France Mauritanie .

Repenser le développement

Ce club qui compte se réunir une fois par mois, aura pour ambition de faire le bilan des 60 ans d’indépendance de la Mauritanie afin d’identifier les besoins actuels et y apporter une solution par une expertise nationale et internationale.

Ce premier « Idée & Avenir » portant sur la thématique « Regards sur le développement : quelle approche de l’Agence pour le Développement (AFD) en Mauritanie » dont la représentante résidente est Bénédicte brusset.

Ce think thank abordera sans doute l’approche développement en tenant compte des besoins locaux, de l’expertise locale de la solution domestique avant de recourir au global. Des participants ont fait savoir que c’est aux mauritaniens d’abord de développer leur pays, d’exprimer les besoins vitaux et d’y répondre par les ressources internes. Quelle sera la touche innovante & réelle de ce club dans l’approche développement, on en saura sans doute d’avantage lors de leur prochaine rencontre .