Traoré Awa

Didier Drogba : invité spécial du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’Environnement

Le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et l’Environnement (REMAPSEN) a reçu récemment sur sa plateforme comme invité spécial pour son 1er webinaire de l’année 2022, la légende du football, l’ivoirien Didier Drogba. Ce monument du ballon rond a été nommé le 18 octobre dernier, ambassadeur de bonne volonté de l’organisation mondiale de la santé (OMS).

Ce webinaire modéré, par le président du REMAPSEN Youssouf Bamba, s’est tenu le 7 janvier 2022, dans une rencontre spéciale placée sous le thème « Rôle et responsabilités d’un ambassadeur de bonne volonté de l’OMS ».

Les points soulevés

Les premières questions des confrères du REMAPSEN, ont porté sur les missions de la fondation Didier Drogba lancée en 2007. Il a aussi été question de son rôle et de ses responsabilités en tant qu’ambassadeur de bonne volonté de l’OMS, de la durée de son mandat, de sa zone d’action, de l’augmentation du budget santé en Afrique, du développement des infrastructures, des priorités santé en Afrique, de la riposte Covid19, de ses difficultés en tant qu’ambassadeur, etc. D’autres sujets ont également été abordés comme : comment fait-il pour lier sa profession et son rôle d’ambassadeur ? De quels moyens compte-il disposer pour jouer pleinement son rôle d’ambassadeur ? Quelle est sa vision sur la santé maternelle ? Quelle est la planification familiale à grande échelle en Afrique ?

Qatar 2022 son baptême de feu en tant qu’Ambassadeur de bonne volonté

Ce footballeur professionnel, qui a pris sa retraite internationale( footballistique) il y a trois ans, a estimé avoir répondu à « des cris de détresse » en acceptant sa nomination en tant qu’ambassadeur de bonne volonté face, entre autre, au ravage du Covid en Afrique et dans le monde. Celui, dont le challenge est de promouvoir la santé et le sport durant ce mandat, a rappelé que le système de santé est défaillant dans de nombreuses zones africaines. Il s’agit d’un défi majeur auquel il faut trouver des solutions. Didier a aussi souligné qu’il faut davantage de sensibilisation et de moyens pour relever le système de santé en Afrique.

Parlant de la pandémie Covid qui a « fragilisé » le monde, Didier a rappelé que la riposte contre le virus sera au cœur de son action de plaidoyer notamment durant la coupe du monde de football Qatar 2022 qui est l’une de ses actions prioritaires et qu’il compte réussir dans cette nouvelle dans la sphère humanitaire.

Ce temps d’échange consacré à la santé et au sport a duré une heure. Il a permis d’établir un premier contact virtuel avec la légende Didier Drogba désormais Ambassadeur de Bonne volonté pour l’OMS.


Mauritanie : l’artiste Teacher termine 2021 par un Dîner Gala à Nouadhibou

Cette semaine, mon focus porte sur Abdoul Aziz Sarr alias Teacher un jeune talent de la musique Mauritanienne. Ce musicien ,chanteur, compositeur pour qui la musique est une passion, a clôturé le 31 décembre, l’année 2021 par un Dîner Gala à travers une performance où il était sur scène avec Ghlana Abba, Zeinabou Hembara. Un show qui a eu lieu au Restaurant Marbella à 22h, à Nouadhibou.

Cet artiste en herbe qui a également fêté à cette date ses 26 ans, est profondément attaché à la musique qui est un vecteur d’expression des maux de la société selon lui.

Teacher, qui a récemment pris part à la 10e édition du Festival des Cités du Patrimoine à Ouadane, est sortant aussi de la Walf Académie, une école promouvant la professionnalisation des jeunes musiciens en Mauritanie.


Mauritanie : lancement de la 7e édition de Nouakchott Jazz Plus Festival

Le 23 décembre 2021 s’est tenu le lancement de la 7e édition de Nouakchott Jazz Plus Festival organisé par l’Association El vajer à travers une master class animée par Alfa Alim, un guitariste professionnel venu pour la circonstance, « donner un coup de main et partager son expérience avec les plus jeunes » .

Une occasion pour ce professionnel, de rappeler le sens de l’improvisation, de la liberté de création, d’expression à travers les atouts du jazz. Une musique « universelle, vecteur de promotion d’unité nationale », a souligné dans une brève allocution Papis Koné, directeur artistique de ce festival et président de l’association El vajer qui œuvre depuis sa création en 2015 à la professionnalisation des jeunes musiciens entre autre.

Pour Madani Sy artiste, compositeur, ce master class est une opportunité d’apprentissage d’astuces pour mieux améliorer sa musique et contribue à la professionnalisation notamment des plus jeunes à travers des rencontres d’échange et de pratique.

Malgré les contraintes liées au contexte Covid, les organisateurs ont « essayé de hisser le drapeau du jazz en Mauritanie » à travers cette master class qui permet aux jeunes de comprendre les techniques de cette musique, nous a confié Fodé Dia de El vajer. Cette association inaugure son siège « Sunu keur » à travers cette 7e édition du Nouakchott Plus Festival qui sera marqué par une soirée scène ouverte le samedi 25 décembre à 20h30 au Palma complexe à Ilot K.

Pour rappel, ce festival dédié à la promotion du jazz en Mauritanie a été fondé par le musicien feu Babi Sarr.


Mauritanie: 23 journalistes sensibilisés à la couverture médiatique de la migration

Novembre dernier, à travers des journées de renforcement de capacité et de sensibilisation à Nouakchott et à Nouadhibou, des professionnels des médias ont été outillés sur la couverture des risques de la migration irrégulière par l’OIM ( Organisation Internationale pour les Migrations).

La migration est un droit universel, mais la faire de manière irrégulière, est une façon qui expose le migrant à des risques, de traite humaine, de calvaires, de violences ,d’exploitation tout genre, à la perte de sa dignité sans oublier les innombrables pertes en vie humaine sur les routes de cette migratoire dont l’issue est incertaine très souvent.

Ces éléments ont été rappelé aux journalistes qui ont pour rôle, selon l’OIM (l’Organisation Internationale pour les migrations), de respecter la dignité humaine dans leur travail d’information. Les journalistes ont aussi été conviés à mettre l’accent sur des parcours de vie, car derrière des drames de migrants se cachent des espoirs d’une vie meilleure, des vœux de contribuer à des meilleures cadres de vie de leur pays de départ ou d’origine.

Les départs irréguliers risqués ne sont pas sans conséquences. « Le Projet de l’OIM sur les migrants disparus recensait 785 personnes, dont 177 femmes et 50 enfants, décédées ou portées disparues depuis le début de l’année alors qu’elles se dirigeaient vers les Canaries. Le mois d’août a été le plus meurtrier en termes de décès signalés – 379 décès – représentant près de la moitié du nombre total de décès enregistrés cette année », peut-on lire dans un article publié sur le site de l’OIM.

Pour mettre fin à ces drames humains qui s’accompagnent parfois de leur son lot de désinformation, le focus a été mis sur la nécessité de toujours vérifier une information avant de la publier dans un média. D’où le recours à l’éthique et la déontologie dans l’exercice du travail journalistique. Les échanges ont par ailleurs porté sur la diversité des angles de traitement des sujets qui visent à mettre l’accent sur les aspects moins couverts habituellement afin d’équilibrer la matière informative.

Pour sa part, l’OIM encourage les gouvernements à trouver des solutions globales pour une migration « sûre, ordonnée et régulière ». Il est donc important d’informer les médias sur les réalités de la migratoire irrégulière à travers un atelier de deux jours à Nouakchott et Nouadhibou  dans le cadre du projet Aware migrant » .Un projet dont le slogan est : « Informer sur les risques de la migration irrégulière et promotion d’une migration sure par le renforcement de l’engagement communautaire en Mauritanie ».

Un projet mis en œuvre par l’OIM avec le soutien du Ministère de l’Intérieur de l’Italie, dans le cadre du programme RDPP qui avait pour buts de « permettre aux migrants séjournant en Mauritanie d’accéder à des informations fiables sur la migration, mais aussi et sensibiliser le public mauritanien et fournir des informations précises sur les migrants afin d’éviter les fausses
informations et la stigmatisation des rapatriés et de faciliter leur réintégration au pays
 ». Comme intervenants, lors de cette rencontre il y avait Nicolas Hochart, Programme Officer – Head of Programme Support Unit et Alpha Seydi Ba, Regional Media and Communications Officer in West/Central Africa.


Journée mondiale de lutte contre le Sida : webinaire du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN)

Le 2 décembre dernier a été marqué par un panel du REMAPSEN Togo, sur le thème « L’Afrique face au défi de l’élimination du VIH ». Une action virtuelle modérée par Ambroisine  Mêmèdé, Coordonnatrice adjointe REMAPSEN Togo dans les locaux du bureau de l’OMS ( Organisation Mondiale de la Santé)  à Lomé. Le slogan de cette journée mondiale cette année est « Mettre fin aux inégalités. Mettre fin au sida. Mettre fin aux pandémies ».

Selon les statistiques de l’ONU SIDA sur le VIH/SIDA , 37.7 millions personnes vivaient avec le VIH en 2020, 28.2 millions de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale au 30 juin 2021. Par ailleurs, 680 000 de personnes sont décédées de maladies liées au sida en 2020. Quarante ans , après son apparition les efforts fournis dans la riposte contre cette maladie et les défis à relever ont été au cœur de ce rendez-vous virtuel qui vise à éclairer les journalistes sur la stratégies pays dans la sous-région.

Lors de ce webinaire, dans sa communication, Eric VERSCHUEREN le représentant pays de l’ONU SIDA (le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida) a tiré la, la sonnette d’alarme en déclarant que « Le sida n’a pas perdu son statut de pandémie, les indicateurs sont au rouge et nous ne parviendrons à surmonter cette pandémie que par une action rapide pour mettre fin aux inégalités qui l’alimentent ».

Même si le monde a connu une réduction de décès de 47% depuis 2010 contre une cible de 75%. Les défis liés à la prévention, et à la réduction de l’infection demeurent car « Les femmes et les filles sont le visage de l’épidémie en Afrique subsaharienne : chez les adolescents, les filles représentent six nouvelles infections sur sept » a plaidé cette source tantôt ci tôt(…). Les populations clés et leurs partenaires sexuels représentaient 72 % des nouvelles infections à VIH chez les adultes ».

Une présentation portant sur « l’Evolution de l’épidémie du VIH et Sida ces vingt derniers années a été présenté par le Professeur Vincent Palokinam PITCHE, Coordonnateur National du Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS-IST). Selon cet intervenant, le taux de prévalence actuel est « estimé 2% en 2020 avec une réduction des nouvelles infections du VIH de plus de 60%(…) et une réduction des liés au SIDA de 55% entre 2010 et 2020 ».

Malgré « des résultats encourageants » d’après le Professeur Vincent P. PITCHE le Togo doit relever des d’énormes défis pour atteindre « les objectifs de 95% de l’ONU/SIDA qui visent à mettre fin au SIDA en 2030 dans le cadre des objectifs de développement durable (ODD 3) » entre autre.

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