Traoré Awa

A vos plumes! Un concours d’excellence sur la santé reproductive, et Planification familiale destiné aux journalistes et blogueurs

Chères consœurs et confrères journalistes & blogueurs, vous avez jusqu’au 30 septembre prochain, à 23h59, pour postuler à cette compétition d’excellence, destinée aux journalistes et blogueurs des neuf pays du Partenariat de Ouagadougou. Ces pays sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Il se nomme le concours d’excellence en production médiatique sur la santé reproductive, sexuelle et la Planification familiale, initié par la plateforme Partenariat de Ouagadougou et Population Council, engagée depuis 10 ans en faveur de la planification familiale, facteur de bien-être et d’autonomisation familiale.

Le 6e concours d’excellence en production médiatique sur le thème de la Santé Sexuelle Reproductive au profit des journalistes et blogueurs venant des neuf pays du Partenariat de Ouagadougou (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo) est lancé jusqu’au 30 septembre 2021. Ce concours organisé par le partenariat de Ouagadougou et Population Council permet de valoriser les informations relative à la santé sexuelle reproductive et à la planification Familiale. Il vise aussi à mettre en exergue la contribution des journalistes et des blogueurs dans les pays membres du Partenariat de Ouagadougou.

Promotion des contraceptions modernes

Ce concours vise aussi à mieux responsabiliser « les décideurs politiques et programmatiques pour une prise de décision adéquate afin de faire avancer les objectifs des plans nationaux de PF » selon les organisateurs de cette compétition régionale.

Deux lauréats de chaque catégories seront primés. Les productions distinguées auront une promotion et seront citées en exemples de bonnes pratiques journalistiques sur la thématique de planification familiale.

Le challenge du Partenariat de Ouagadougou (PO) est de doubler le nombre de nouvelles utilisatrices de contraception moderne pour atteindre 13 millions d’ici 2030. Les journalistes et les blogueurs étant des porteurs de voix , des influenceurs peuvent contribuer à l’atteinte de cet ambitieux objectifs dans les neufs du PO. Pour tout savoir sur ce concours, allez y sur ce site : https://partenariatouaga.org/

https://partenariatouaga.org/cepmpf/a-propos/?fbclid=IwAR0P6HT30xRB_GGgaWfUDYlCGl2bREtJCTWWhyl9mHsvdJvBfyGHH1Fzr_g


A l’écoute de Mariama, une jeune réfugiée malienne du camp de Mbéra

J’ai fait la connaissance de Mariama, une réfugiée âgée de 19 ans, en juin dernier, lors d’une rencontre d’information du Haut Commissariat des Nations-Unis pour les réfugiés de Mauritanie et de la plate forme FRAME, spécialisée dans la production de contenus pour smartphones en Mauritanie. Nous nous sommes rencontrées ce soir-là avant qu’elle ne retourne dans ce camp quelques jours après. Pour qu’elle se rappelle de moi, je lui ai dit de se souvenir de moi comme de sa compatriote : elle m’a offert un sourire apaisant en retour. J’ai été séduite par sa passion pour l’enseignement, un des plus grand métier pour moi. On s’est promis de maintenir le contact après son retour dans son fief, le camp de Mbera.

D’une vie normale à l’insécurité

Mariama Walet Mohamed Yahia est originaire de Gargando, une localité située dans le cercle de Goundam (région de Tombouctou, au Mali). Une jeune enseignante avide de savoir, détentrice du baccalauréat, et qui transmet désormais aux plus jeunes élèves réfugiés du camp son savoir. Son objectif : leur offrir une chance de s’instruire dans la vie malgré leur situation de réfugiés. Elle fit l’école fondamentale de Gargando de 2008 à 2011. Sa scolarité est interrompue à cause de l’insécurité au nord du pays. C’est par la suite qu’elle arrive avec sa famille au camp des réfugiés de Mberra où elle reprit l’école de 2013 à 2016 au second cycle du dit camp. Elle obtient son diplôme d’étude fondamentale (DEF), de 2017 à 2019 avant de poursuivre au lycée du camp où elle décroche son baccalauréat en 2019.

S’engager pour l’enseignement de sa communauté

Après l’obtention de ce diplôme précieux, elle est restée au camp des réfugiés en famille, dans « l’espoir d’avoir une bourse pour continuer » ses études confie-t-elle. Elle explique avoir fait ce choix en vue d’améliorer ses connaissances et d’aider sa communauté dans « le cadre de l’éducation et de la moralisation sociétale« . Une façon de plaider pour le droit au savoir, même dans une situation de réfugiés.

Fière aujourd’hui de son apport à l’éducation des enfants du camp de Mbéra, situé à l’extrême sud de la Mauritanie, à soixante kilomètres de la frontière malienne elle affirme que certains de ses apprenants arrivent même à intégrer les écoles classiques. 

Rêve d’une vie meilleure

La sécurité au niveau du camp est excellente aussi bien physique qu’alimentaire selon ses dires. C’est par son salaire qu’elle assure ses besoins les plus essentiels et ceux de sa famille. Un engagement qui lui permet aussi de vivre pleinement sa passion : l’enseignement.

Le rêve ardent du retour au pays

L’éducation est une priorité ainsi elle compte suivre des formations, toute discipline est la bienvenue répondit t-elle à ma question : « Mon rêve c’est d’avoir une chance pour continuer mes études et devenir enseignante ». Malgré ces années de refuge au camp, son plus grand souhait qu’il y ait « la stabilité et la paix permettant de retourner chez nous en toute quiétude ». Un vœu ardent dont nous souhaitons la réalisation  vivement pour le Mali.


La polygamie, la bête noire des femmes

De nos jours, si tu veux qu’une dame te détestes à vie, dis lui que son mari va prendre une deuxième femme. Tu seras dans une liste rouge, tu seras parmi ses opposants, parmi ceux qui ne sont pas pour son progrès, pour parler littéralement bambara. Certaines femmes sont prêtes pour l’impossible pour que monsieur ne prenne pas une seconde femme, car cela signifie la fin de leur tranquillité ou bonheur conjugal pour elles. Ce sont des photographies de la réalité, mais il faut comprendre pourquoi elles réagissent ainsi parfois.

Des femmes sont allergiques à la polygamie, une pratique légale dans notre religion. Mais en réalité, je vais vous expliquer quelques unes des raisons qui font que la polygamie est détestée par nous, les femmes.

Quand l’homme sème l’injustice entre ses femmes, la polygamie devient une source de violences

Cette pratique a une mauvaise réputation à cause de la manière dont elle est faite par les hommes. En théorie, les choses simples. En pratique, c’est autre chose. La religion demande que l’homme soit juste et équitable envers chacune ses épouses. Mais sur tous les plans en général, c’est le contraire. L’homme, dès qu’il marie une autre, c’est si comme la première n’avait jamais existé. Il n’a d’yeux que pour la nouvelle venue. L’ingratitude du mari est la cause de discorde de beaucoup de familles polygamiques. Des fois, sa famille même se joint à lui pour combattre la première, et pourtant, prendre une seconde n’est pas la fin du monde. Ce n’est qu’une étape de la vie parmi les nombreuses phases de la vie.

Quand une nouvelle arrive, tous les bienfaits de la first lady tombent aux oubliettes

Elle est mauvaise, elle n’est pas à la page, elle n’est pas branchée. On lui donne tous les noms d’oiseaux, alors qu’elle fut sa boussole, sa source de bonheur, d’équilibre durant toutes ces années. Avant cette nouvelle page. Ce que le mari oublie, c’est qu’on ne peut pas bâtir un présent sans un passé.

Il faut descendre de ses nuages pour rendre à César ce qui lui appartient, ni plus ni moins

C’est au mari de créer un climat propice de dialogue, de respect, d’égalité, afin que sa famille soit un havre de paix et non le contraire. Naturellement, la femme est allergique à l’injustice, à la souffrance. Qui va accepter d’être traitée comme une moins que rien dans sa maison, pour faire une place à une autre ? La vie continue, même s’il y a une autre femme, le respect vis-à-vis de la première doit continuer. Cher monsieur, quand tu arrives avec éloquence à parler avec tes épouses avec respect et justice, tu auras le calme et la paix dans ta maison.

Optez pour la justice envers vos épouses ou choisissez le divorce

Soyez reconnaissant et vous aurez la joie dans vos foyers, même polygamiques. Pour moi la reconnaissance, c’est ce rappeler d’hier, c’est respecter tes épouses de la même manière, par le respect et la considération que tu peux bâtir une vie paisible, harmonieuse.

Il n’est point besoin de torturer une femme pour l’arrivée d’une autre. De la même manière que vous vous êtes mariés, vous pouvez divorcer pour vivre votre vie, comme vous le voulez. La première femme a aussi le droit au bonheur avec ou sans vous. Mieux vaut prendre sa liberté que de vivre étouffée , voilà une des options.


Un candidat au bac en retard à son examen en Mauritanie

Lundi dernier a débuté les épreuves du Baccalauréat national. Ce matin là alors que je prenais le taxi pour aller au travail, vers arrivage Basra, un jeune homme dans une belle voiture me demanda de lui indiquer le lycée Sebkha 2 là où se trouve sa salle d’examen. En ce moment précis , il était 8h30 sur ma montre, j’ai été vraiment agacée de savoir que quelqu’un peut se permettre d’aller en retard pour son examen.

Voilà ce qui peut arriver quand on n’anticipe pas

J’ai accepté d’aller lui indiquer l’école en question, nous avons pris l’axe carrefour Kassé, roubinet 10, pour aller vers Cinéma Saada, je lui ai dit qu’il n’a pas bien fait de venir en retard pour son examen.Il aurait dû la veille chercher à connaitre l’emplacement de ton établissement d’examen pour venir le lendemain à l’heure faire ses épreuves. Face à mes questions, il n’a fourni aucune réponse, préférant manipuler son portable. Une fois arrivée vers le lieu sollicité, un garde, maître des lieux du jour, nous signifie que ce n’est point là bas.

Une chose qui m’a étonnée, car c’était un établissement que j’ai visitée il y a deux ans dans le cadre d’un don de livre de bande dessinée, à coté du centre d’enrôlement de la mosquée niassène. Vous voyez que c’est tressant de vivre ce genre d’épreuves, chercher sa salle en retard . Nous sommes retournés vers robinet 10 où se trouve le nouveau lycée sebkha 1 reloooké. Là encore, on nous dit que ce n’est pas là bas. J’ai senti de la tristesse dans le regard du jeune homme cette fois -ci. Après ces deux endroits, nos chemins se sont séparés et j’ignore s’il a pu retrouver ou pas sa salle, je n’avais pas pris son numéro. Un retard difficile à comprendre en un jour d’examen comme celui du Bac.


Hommage à mon père Seydou, mon idole

Je profite de l’opportunité que me procure la tribune francophone Mondoblog pour vous dédier cette lettre que j’ai longtemps souhaité vous adresser pour vous dire merci. Papa, merci d’avoir été cet idéal de père auquel rêve tout enfant. Vous êtes mon mentor, un modèle de papa, d’homme, une force tranquille, un baobab pour qui seul Dieu a le dernier mot sur le destin humain. Merci d’avoir été ce démocrate qui m’a permis de choisir le métier de mes rêves, journaliste. L’homme de mes rêves, en toute liberté.

Mon mentor

Je porte fièrement ton prénom sur le mien, « Awa Seydou« , comme une allégeance envers vous. Vous avez été un père affectueux, disponible, serviable, rigoureux. Peu bavard, très grand observateur de la vie, vous avez, durant toute votre vie, bossé à la sueur de votre front pour nous mettre à l’abri du besoin.

Vous parlez peu, mais agissez beaucoup pour les autres. Vous avez toujours secouru les autres dans la discrétion qui vous caractérise, sans vous plaindre de la lourdeur des fardeaux. Vous avez comme devise : « tout passe, dans la vie ». Chaque fois que je vais à l’ambassade du Mali, ici, je ressens un profond sentiment de fierté, de gratitude, des éloges sur vous. Je reste figée par cette marque de reconnaissance de ceux dont vous avez servi dans le plus grande dévouement, sans tambour. Vous êtes mon passeport diplomatique, une bibliothèque dans laquelle je ne cesserai jamais de me ressourcer.

Aider les autres, le slogan de votre vie

Vous êtes serviable, alors que la vie n’a pas été toujours rose dans ton enfance. Très jeune, vous avez décidé de prendre vos responsabilités en intégrant l’armée pour survenir aux besoins familiaux. Pour vous, on ne peut se construire sans sa famille, sa communauté d’appartenance. Papa, vous êtes tout simplement authentique, vous avez fait le tour du monde dans le cadre de votre travail, une occasion qui vous a permis de rencontrer des grands de ce monde, mais vous êtes restés simple, accessible, égal à vous même. Pour vous, la ville de Kati est le meilleurs endroit sur terre où il fait bon vivre, vous êtes l’ami du citoyen lambda, son avocat.

C’est avec une grande émotion que je vous dédie ces lignes très personnelles, pour vous remercier infiniment d’avoir contribué à ma construction, mon épanouissement. Grace à vous, j’ai appris qu’on peut vivre pour ses valeurs et les préserver toute une vie durant.