Traoré Awa

Le film de Abderrahmane Cissakho « Timbuktu » choque la blogueuse Fatouma Harber

Le nouveau film d’Abderrahmane Cissakho « Timbuktu«  a été présenté lors de la dernière édition du festival de Cannes. Ce court métrage revient sur l’occupation du nord du Mali par les Djihadistes et anarchistes. Ces derniers font subir durant des mois d’occupation des atrocités et injustices à la population dont celles de Tombouctou. Ce film tourné à Aoulata en Mauritanie retrace les grands axes de cette page sombre à travers des personnages.  Si beaucoup salue ce film , Fatouma Harber une Tombouctienne  a été choquée par cette production d’un des grands cinéastes du continent. En attendant que je rencontre peut être ici Abderahmmane.C ,la blogueuse malienne explique à Reines d’Afrique sa position critique sur « Timbuctu ».

Reines d’Afrique : Fatouma Harber, vous êtes une blogueuse malienne, le film de Abderahmmane Cissakho «  Timbuktu » vous a choqué, pourquoi ?

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Fatouma Harber/Crédit photo

Il y a beaucoup de choses dans ce film qui m’ont choqué du scenario aux idées que le cinéaste essaye de véhiculer sur la ville de Tombouctou. Il faut dire que je ne lui reproche pas d’avoir voulu faire un film sur Tombouctou ou n’importe quelle ville du Mali, que ce soit le nord ou le sud, il en a le droit je pense. Mais c’est cette engagement du film pour ceux qui nous ont fait souffrir (quand je dis-nous, je parle de toute la population de Tombouctou, noirs et blanc de toutes les ethnies aussi bien songhay, peul, bambara Touaregs qu’arabes).

Des inconnus viennent dès l’aube aux abords de votre ville, tirent un bon moment avant de rentrer dans la ville, conduisant des pick-up surmontés d’un drapeau inconnu qui crient azawad et détruisent tout dans cotre ville avant de faire le tour de la ville pour prendre tout ce qu’il y a comme véhicule pour les « prendre » et les faire disparaitre et instaurer une soi-disante charia qui n’est applicable que sur la population noire de la ville.

Beaucoup ont pris le chemin de l’exil, certains craignant de servir de cobaye pour ces fous de Dieu, d’autres ne voulant pas se mouiller avec ceux de leur ethnie qui ont pris les armes ou par peur de représailles… et ce film vient inverser le déroulement des faits, pour (j’utilise les mots de la presse française qui semble avoir adoré le film) « humaniser les djihadistes ». C’est cela qui m’a choqué. Cette velléité de changer la réalité des faits pour la remplacer par la sienne, cette phrase qui revient à chacun de ses commentaires ou de ceux de ces comédiens : c’est la réalité, cela s’est passé à Tombouctou alors que ce n’est pas la réalité et que les faits se sont déroulés bien autrement.

Quand on fait une fiction pour échapper aux critiques qu’un documentaire aurait fait naitre on se contente de dire que c’est une fiction, on ne chante pas partout que c’est basé sur la réalité et qu’une ethnie que vous avez choisi de défendre (vous en avez le droit autant que celui de faire ce film) est victime jusqu’à en pleurer. Un ami disait : c’est comme si, en pleine guerre mondiale on ignore toutes les souffrances que les nazis font vivre à la population, pour tourner un film sur une petite famille irréprochable allemande.

Cette représentation est celle d’un ami mais résume mon sentiment et celui de beaucoup ici à Tombouctou. Nous sommes bien impatients de voir ce film même si nous doutons que le réalisateur l’amène ici, car nous ne l’intéressons pas. Il veut juste effacer l’ardoise de nos bourreaux à l’international. Ce sont les mêmes personnes qui sont des victimes pour lui qui ont pris les armes. Le proverbe songhay dit : « quand un menteur te devances chez ta propre maman, tu n’auras pas ta part de gouter »

Reines d’Afrique : Telle est votre position par rapport à ce film qui est pourtant salué au niveau mondial comme un outil de compréhension de l’oppression djihadiste et du calvaire que cela a représenté pour la population de cette localité ?

Si le film est salué au niveau international comme outil de compréhension de l’oppression djihadiste et du calvaire de la population, je pense que les gens se flouent au niveau mondial car ce film est loin de montrer ce que nous avions vécu à Tombouctou (ou pas) pendant cette année d’occupation. Les gens se sont retrouvés du jour au lendemain sans aucun repère hiérarchique, administratif ou sécuritaire.

Ce n’était pas la charia, mais l’anarchie qui régnait, des femmes ont été enlevées et ont été violées à plusieurs reprises avant d’être remises à leurs familles pour être rejetées par leurs conjoints, plusieurs personnes ont été dépouillés de leurs biens, d’autres emprisonnés.

Dans le cas du jeune homme qui a été amputé d’une main alors que leur juge islamique avait réclamé une somme qui a été versée par la famille de la victime, cette fille qui a été fouettée le jour de la tabaski parce que « leur si gentils djihadistes » pensaient que son voile était trop transparent… c’est à n’en pas finir ! il est facile d’apprécier le beau paysage, le lyrisme ou même cette partie de foot avec un ballon invisible quand on vit à Paris ou même à Nouakchott, quand un adolescent parce qu’armé, du bon camp et de la bonne ethnie te confisque tout ce que tu as ordinateur, téléphone, montre, habits , argents et même tes amuse-gueule en plus des insultes qu’ il te crie en te mouillant avec sa salive…

Reines d’Afrique : Est-ce qu’il ya aussi des éléments de ce film que vous jugez intéressant en dehors de l’aspect critique qui est fondamental pour soigner l’image de marque de la cité des 333 saints ?

Oui que Tombouctou est une ville de savoir et de tolérance où les femmes se battent tous- les jours.

Reines d’Afrique :En tant que blogueuse que diriez-vous à Abderahmmane Cissakho si vous le rencontrez aujourd’hui ?

Si je rencontrai Sissakho, je lui dirai juste un proverbe : « on ne peut savoir lequel chante le mieux si on n’écoute pas le timbre de son de deux oiseaux »

Reines d’Afrique : Selon vos constats est- ce que le film « Timbuktu » a eu un impact ou non sur la vie des habitants de Tombouctou et du nord du pays en général ?

Je n’ai pu constater cet impact en tout cas, beaucoup ne savent même pas que ce film existe ; ici on sort d’une mauvaise saison pluvieuse, il y a encore des bandits armés et autres des coupeurs de route, des engins explosifs et même des kamikazes alors que la population essayent de reprendre sa vie d’avant « cette occupation-là ».


Mauritanie : ce que je pense de la carte de séjour

Je reviens encore sur la décision de la Mauritanie d’instaurer en 2012 une carte de séjour . J’ai constaté que depuis cette date beaucoup de migrants ont plié bagage, vivent caché, ont réduit leur déplacement dans la ville par exemple,ou se sont résignés à payer cette somme pour s’offrir un séjour « tranquille » durant un an. Depuis lors, rien n’a changé, à part que les arrestations se font moins spectaculairement qu’avant comme me l’ont dit certains migrants. Oui, mon ami,  la décision d’instaurer la carte de séjour est « un acte souverain » mais le prix de cette denrée reste inaccessible pour de nombreux migrants qui évoluent dans le secteur informel gagnent leur vie  comme on dit molo molo (doucement).

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Centre recensement des étrangers/ Crédit photo Noorinfo

C’est même difficile de sortir surtout ceux qui ne sont pas à jour, tenez -vous bien, l’autre jour, j’ai demandé à ma tante « Couroumani » de venir passer la journée pour prendre de ses nouvelles, mais à ma grande surprise elle me réponds  » thié ma fille, c’est pas facile de sortir avec la carte de séjour, on peut me prendre et il me faudra verser l’argent , là je suis à cité » plage chez mon amie , on se reprends » voilà comment se termina la discussion téléphonique m’annonçant qu’elle est à Nouakchott pour quelque temps encore, elle vendeuse de bissap (jus) de son pays d’accueil.

Carte séjour deux ans après

Mais peu importe toutes ces raisons car la rim (République Islamique de Mauritanie) est décidée à mette la main sur les trente mille Um(75euro) de chaque étranger vivant sur son sol. La course au migrant pour le paiement de ce dû se poursuit lentement mais surement notamment vers les quartiers périphériques.Il faut souligner que suite à de nombreuses critiques au début sur les méthodes d’arrestation , refoulement,  cas de corruption, la rim a mis de l’eau dans son thé et veille comme discrètement au versement du montant de façon moins musclée. Voilà une bonne nouvelle pour les défenseurs de droit de l »homme, les migrants, et des mauritaniens pour qui la main d’œuvre étrangère est importante.

Malgré ce changement de stratégie d’action de nombreux migrants peinent encore à rassembler ce kalis ((argent) jugeant que la vie est chère et les charges nombreuses. Ce pendant  les pro « réciprocité » attendent juste que leur ambassade mettent des bus à leurs disposition pour rejoindre le bercail. Même ce matin, j’ai rencontré au centre d’enregistrement des étrangers de Tevragh Zeina lors du renouvellement de ma carte de séjour,  une malienne qui m’a juré qu’elle n’allait pas payé de son gré témoignant que son patron lui a donné les 30.000Um pour qu’elle « se mette à jour » . Je lui ai dit que c’est la seule voix normale pour « vaquer à ses occupations sans avoir la peur dans le ventre » pour reprendre bien dit le taximan Solo.

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Journée d’information des migrants/Crédit photo Awa Seydou

« Il faut l’application de la réciprocité »

Mais  tous ne sont pas de cet d’avis, comme une tigresse, mon interlocutrice avec qui je fais le rang persiste et signe: « ma sœur, il faut qu’on montre à la rim de quel bois le mali se chauffe, il nous fatigue, on doit agir avec la rigueur , la réciprocité, on ne peut pas compter le nombre de mauritaniens vivant au Mali, cela va leur servir de leçons ». En guise de calmant, Je lui ai dit que les autorités maliennes d’ici sont conscients de cela d’après des confidences relatives à ce débat d’actualité, mais que le Mali respecte depuis un texte signé avec la Mauritanie de Moctar Ould Daddah .Ce document stipule « la libre circulation des personnes et des biens ». Lassée de ma diplomatie, ma sœur me dit alors » le passé, c’est passé, on est dans le présent, nos fama(autorités)  n’ont qu’a agir face à ce que nous vivons depuis l’instauration de cette carte ». Le défaut du malien est qu’il revient rarement sur sa décision pensais-je. Une chose qui énerve Monzon pour qui « une ambassade qui ne règle pas les problèmes de ses ressortissants ne sert à rien ». Mon tonton Diarra plaidant en faveur de « l’unité des maliens » face à ce dossier sensible reconnait « l’attentisme des supérieurs maliens » au nom de la diplomatie.

Des migrants se font discret pour ne pas se faire prendre

La plu part des migrants qui se pointaient vers l’axe garage malien ou Sénégal entre autre se font rare comme au niveau du terminus de l’Eglise. De nombreux commerçants du soir ont soit fermé boutique ou descendent tôt pour ne pas prendre le risque de se faire choper au moindre faux pas ou oublie. Ben!! il ya en aussi qui préfèrent s’organiser, économiser pour payer la carte qui leur permettre durant un an de travailler sans risque de refoulement au bercail. Là encore, il faut faire du rang pas pendant des jours comme avant même si l’attente peut être parfois longue à cause des gardes postés devant le centre qui font de la préférence par ne pas dire de la discrimination en faisant rentrer  » les boss » au détriment des ordinaires. Ceci se passe devant des migrants pointés dans la fraicheur et souvent le soleil ardent attendant avec patience en trois temps: devant le centre , dans la cour, et enfin dans la salle tant sollicitée pour y verser les 30 .000.

Il faut un enregistrement sans favoritisme

Le suivi du rang est source de problème souvent. Ainsi à mon tour, j’ai fait une mise au point avec un garde qui fit rentré un autre migrant alors qu’on suivit le bout du tunnel. Me demandant ce qui se passait, je lui ai dit que l’autre est rentré sans suivre l’ordre, il me dit « et alors? » . Je lui ai répondu que cela n’est pas normal , il ajoute  » si vous parlez, vous sortez!! » tout d’un coup j’étais vraiment énervée, je lui ai répété » Mr ce que j’ai dit est simple, il n’avait pas à se mettre devant nous, s’il ne fait pas le rang ». Voyant que l’ambiance chauffait, son supérieur demanda des explications que j’ai fourni avec plaisir. Après écoute, il me dit que l’autre venait juste récupérer sa carte, une opération plus rapide que l’établissement ou le renouvelle de ma carte comme c’est mon cas. C’est pour vous dire vous dire que chaque patience à un coût bref une fin. Si les gens venaient et s’enregistraient sans favoritisme à travers plus de bureaux, tous les migrants qui le veulent ou peuvent se recenser en un temps record.

Mon avis rek

Pour finir j’ajoute pour un peu polémiquer que la carte de séjour peut être un frein à la polygamie de certains migrants qui penseront à réduire les charges plutôt qu’a les multiplier par two avis d’une malienne d’Afrique.


Mauritanie : condamnation à mort des meurtriers de Penda Soghé

Fin novembre dernier, les meurtriers de Penda Soghé ont été condamnés à mort à Nouakchott. Les mauritaniens qui ont demandé justice suite à ce drame peuvent désormais se réjouir de la condamnation à mort des meurtriers de la jeune Penda qui revenait de chez sa sœur quand elle prit un taxi ce soir là. Reines d’Afrique (R.A) vous livre le témoignage du porte parole de la famille de la victime qui alerte au passage l’opinion sur l’enjeu de la gestion efficace de l’insécurité dans la capitale mauritanienne.

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Khally Diallo/ Crédit photo Awa Seydou

 R.A : Bonjour Khally Diallo vous être le porte parole de la famille de Penda Soghé, une jeune mauritanienne violée puis tuée en mars 2013 , quelle est votre réaction par rapport à la condamnation à mort de ces meurtriers survenue le 27 novembre dernier ?

 Le veuf de Penda Soghé est très heureux de cette condamnation et dit n’avoir pas perdu confiance aux personnes qui ont aidé dans cette affaire en l’occurrence Me Fatimata Mbaye. La mère de Penda a accueilli le verdict avec confiance et estime que c’est le bon verdict. Pour rappel Penda Soghé avait été enlevée autour du carrefour madrid alors qu’elle prenait un taxi vers 20h pour rejoindre ses parents. Dans ce taxi hélas !!!! il y avait les trois criminels qui l’ont enlevé, séquestré ,violé ,puis assassiné en lui crevant les yeux selon l’autopsie en plus elle était en état de grosse.

 R.A : Quand le verdict a-t-il été rendu?

Il a été rendu le 27 novembre dernier

 R.A : Comment expliquez- vous le fait que l’annonce de ce verdict est presque passée inaperçue dans la presse?

 Je le vois sur deux aspects , d’abord parce que le tribunal n’a pas informé les gens à temps même la famille de feu Penda ,ensuite la presse était surement trop préoccupée par le 28 novembre (fête nationale d’indépendance).

 R.A : Tous les 3 meurtriers  ont -ils été condamnés à mort?

 Oui les 3. Mais n’oublions pas que la condamnation à mort en Mauritanie se résume en une peine à perpétuité vue que dans notre pays la loi existe mais elle est dite une loi dormante. Et personnellement ce qui m’inquiète est qu’ils risquent d’être graciés un jour soit par l’actuel pouvoir ou un autre qui arrivera. Je me dis même est- ce que tout cela n’est pas qu’un cirque pour faire passer l’opinion à autre chose (rire) .

 R.A : La sanction donc est tombée pour les meurtriers de Penda , que comptez- vous faire pour tous ces mauritaniens victimes d’insécurité ,de viol parfois de meurtre ?

 Continuer à faire le plaidoyer, afin que les parlementaires fassent voter des lois

 R.A : Justement l’application de la loi est un problème en Mauritanie?

Oui un problème réel car la loi facilite la tache aux criminels et auteurs de viols. Puisqu’elle ne les punit pas sévèrement et n’est pas explicite. Je pense que les députés mauritaniens ont le devoir de voter une loi explicite qui punit sévèrement les violeurs en Mauritanie sinon tous les efforts seront sans impact.

R.A : Au delà de cet appel, que penses-tu de la gestion de l’insécurité à Nouakchott ?

La gestion de l’insécurité à Nouakchott incombe à tous les citoyens de la ville . Les populations doivent changer leur comportement et savoir que la capitale est devenue une grande ville .Il faut donc redoubler d’efforts et dénoncer toute personne suspecte. En plus de cela, les autorités doivent assumer leur responsabilité celle de sécuriser les populations.Il faut arrêter les rafles à l’aveuglette et souvent des rafles discriminatoires. La délinquance n’est pas qu’au 5e ou 6e seulement mais c’est dans tout Nouakchott même dans les quartiers comme Tevragh-Zeina elle est bien présente.

Propos recueillis par Awa Seydou Traoré

 

 

 


Mali: décès de la princesse de Bozola Fantani Touré

C’est en feuilletant ma page facebook que j’ai appris ce matin cette nouvelle fracassante, celle du décès de la chanteuse malienne Fantani Touré dite la princesse de Bozola dans la capitale française.Elle avait la musique dans le sang,une joie de vivre, bref une passionnée , et puis chose impressionnante elle affichait toujours un sourire en toute circonstance. Voilà le souvenir que je garde de cette dame de fer pour qui la musique était une langue universelle, une expression identitaire, une source de mondialisation. La douce moitié du comédien Gumba national s’en va ainsi rejoindre sa dernière demeure à la suite d’une maladie.

Fantani qui compte parmi les plus imposantes artistes du pays de IBK est une bête de scène qui faisait vibré le public par la voix forte, la vibration de ses yeux et talent de danseuse,une façon de communier avec ses fans aujourd’hui en pleurs comme son mari, ses enfants et ses collègues…

L’autre chose que j’ai aimé chez cette Diva, est son attachement à sa culture comme le montre constamment son style d’habillement, si ma mémoire est bonne je peux même dire que je ne l’ai jamais vu qu’en Boubou. Une façon de dire qu’elle était sublime dans ses habits,comme en voile.

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Fantani Touré/Crédit photo

Artiste engagée, elle avait le sens des initiatives, ainsi elle présidait  l’Association Kolomba Mali et c’est sa houlette qu’était organisé le festival « Les voix de Bamako », une initiative qui vise entre autre à promouvoir la réussite des femmes. Cette cantatrice en plus de son engagement social, artistique, avait sans doute un goût pour la chose politique vu qu’elle a participé au lancement officiel du clip de  candidature de l’actuel homme fort du Mali. Elle nous manquera dans toute sa dimension, elle qui s’était mariée avec un des illustres comédiens malien Habib Dembélé alias Gumba national.

Voilà la triste nouvelle tombée ce matin toute la question est de savoir comment sera préservée l’immense héritage de cette femme engagée qui avait une narration musicale propre à elle. Tout en présentant mes sincères condoléances à la famille endeuillée, prions pour le repos de la princesse de Bozola.

Awa Seydou Tra

 


Taxi charrette à Nouakchott

A quelques heures de la célébration de la fête d’indépendance de la Mauritanie qui se tient ce 28 novembre inchaallah dans une ambiance de joie et souvenir par rapport aux évènements de Inal .Je vous fais découvrir un moyen de transport de notre chère capitale qui se met aux couleurs nationales.

Je suis toujours fascinée par la fluidité de conduite de ces taxis charrette de plus en plus en vogue. Ces charretiers conduisent des fois en toute anarchie au grand dame des taximan qui les traitent parfois anarchiques. Ils sont en général sollicités par des commerçants et des citoyens pour des courses ou transport de bagage,ils posent  d’énorme embouteillage conduisant souvent à des disputes.

Ils font partie du décor de la circulation surtout dans les quartiers périphériques. En attendant que ces charretiers soient écartés de ces lieu publics comme le souhaitent des citoyens, je vous laisse découvrir ces allures chevaleresques dont le coût est fixé à des prix symboliques en temps normal.

Je ne sais pas si c’est le cas chez vous, mais les animaux sont présents encore dans la circulation nouakchottoise, ils conduisent et traversent la route en toute inspiration. Parfois des habitants vous taxent en cas de choc avec leurs animaux à la recherche de manger.Vous voyez… les animaux sont parfois ici des rois, même si les ânes et les chevaux sont les moins choyés dans certaines circonstances, voilà un constat personnel. Place aux images…

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Charretier Nouakchott/ Crédit Photo Awa Seydou
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vers El mina/ Crédit photo Awa Seydou
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Crédit photo Awa Seydou
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L’âne en pause/ Crédit photo Awa Seydou
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Crédit photo Awa Seydou