Traoré Awa

La mauritanienne Mariem Mint Moud élue membre du Bureau exécutif de l’Union des femmes de Médias Arabes

Voilà une bonne nouvelle pour la presse mauritanienne et la fan de leadership féminin que je suis . Tenez- vous Mariem Mint Moud journaliste & écrivaine que j’ai rencontrée ce 27 mai d’une réunion du Club des Jeunes Journalistes (CJJ) a été élue il ya deux jours comme membre du Bureau exécutif de l’Union des femmes de Médias Arabes, une instance où la voix des femmes est portée. Une nouvelle fraiche qui j’espère contribuera plus au rayonnement de la femme mauritanienne et des femmes journalistes en général encore peu nombreuses au sommet des spheres de décision.

Mariem Moud

Ce bureau a été constitué au Caire (Egypt) sous la houlette de la présidence de Mme Asma Habechi. Mon confrère Kissima qui relaie cette nouvelle nous apprend donc que dans ce bureau, figure une élite de femmes de médias de l’Egypte et de plusieurs autres nationalités du monde arabe issues de diverses générations dont : l’écrivaine Soukeina Fouad, ex conseillère du Président de la république, de la grande journaliste radio Ainas Jowhar et des deux journalistes Ennahass et Dina Abderrahmanede l’Egypte, ainsi que de la présentatrice Algérienne Fatima Ben Houhou, la libanaise Gisèle Khouri, Antoinette Ja’ja’, la marocaine Fatimetou El NawaliAzr, Badriya Abdellatif, directrice de la radio du Bahreine, de la saoudienne Aymane Behaidara.

Une liste où fait désormais partie la mauritanienne Marien Mint Emoud, Présidente du réseau des femmes journalistes et Directrice de Publication de l’Agence El Hadaf El Ikhbariyya. Elle s’active via réseau des Femmes Journalistes dans la défense des droits des femmes  des enfants ainsi que réseautage des associations de presse dans un pays où le journalisme attire beaucoup de chômeurs.


L’amour : mon héritage à mes enfants

Je ne sais pas pourquoi des parents manquent parfois de chaleur affective pourtant nécessaire au bonheur de leur progéniture. Voilà un  triste fait qui me fait vraiment chaud au cœur, un cœur qui saigne au nom de tous ces enfants privés ou en manque d’amour parental, une source précieuse que l’on doit offrir à ses enfants au nom du droit au bonheur.

amour enfant billet

Oui je n’arrive pas à comprendre pourquoi peut-on , négliger, abandonner , être indifférent  ou insensible avec sa chair par ce qu’il était indésirable , ou je ne sais pour autre raison encore plus stupide. Être sans affection de maman et papa voilà un sort dont fait face souvent beaucoup d’enfant qui n’ont pourtant pas demandé à venir dans ce monde où la vie est un parcours de combattants.Je pense à cet enfant issu d’un mariage mais dont le père soldat a disparu dans la nature comme s’il n’a rien laissé derrière lui, un fait qui me touche profondément et me fait constamment dire: pourquoi?, comment peut -on être insensible et ne pas se soucier du sort de cet enfant qui demande juste , un appel, une présence, un regard et des soins affectifs des deux parents comme un rayon de soleil essentiel à l’émergence d’une plante.

Le fait que les parents soient séparés ou non n’est pas une raison pour laisser un enfant livré à lui même comme s’il est un fardeau, un mauvais sort, le fruit d’un mauvais souvenir,un accident de parcours comme aiment à le dire certains avec froideur.

Aucune raison ne justifie qu’on néglige un enfant qui a besoin chaque instant de notre amour, notre regard, notre douceur, notre coup de pousse pour s’épanouir comme il le faut.

Qu’il est bon de jouer, de choyer, de passer des moments, de rire avec son enfant, voilà une des richesses qu’on l’on peut offrir gratuitement à son enfant car pour moi l’argent ne peut pas remplacer l’amour qui est au début et à la fin de toute relation d’estime.

Priver l’enfant de l’affection parentale c’est lui causer une énorme souffrance, indescriptible, c’est lui priver de son droit,un élément vital pourtant pour son épanouissement personnel.

Ce qui est désolant c’est que cet type d’enfant en manque d’amour a des chances d’être un adulte insensible et habité par un sentiment de rejet. Une chose évitable si les deux parents malgré les différences qui les opposent parfois pouvaient mettre le cap avant tout sur l’intérêt suprême de l’enfant juste par amour, est ce trop demander?


Une stagiaire sénégalaise introuvable en France

Thié!!! il ya des gens qui aiment à la folie  la France. Je ne sais pas pourquoi des personnes pensent que la vie est toujours plus facile là bas qu’ici. Bref tous les moyens sont bons pour certains pour vivre l’eldorado comme si le pays de victor Hugo ne connais pas la crise financière mondiale.

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Ambiance Dakar/crédit photo Awa Seydou

Lors de ma récente mission au pays de la téranga (Sénégal), j’ai été surprise d’apprendre mai dernier qu’une jeune sénégalaise  du nom de Farimata partie pour un stage de réciprocité de six mois dans le cadre du projet WECCEE (échange en wolof) a disparu le 6mai à Paris à quelques heures de son retour au pays.

Le taxi man parti a sa rencontre pour la ramener à l’aéroport après une soirée de depart arrosée avec ses collègues français a eu le triste constat de voir la chambre vide de sa locataire la plus jeune des 9 sénégalais, elle  est jugée  calme très timide bref sans histoire comme dans un rêve.

Ce fut donc une grosse surprise et la pour la famille d’accueil et pour ses collègues qui ne s’attendaient pas à un tel scenario d’une jeune fille qui paraissait si attachée à sa douce téranga où Cool’eurs du Monde(France) et France Volontaires (Sénégal) accompagnent ce programme de réciprocité au nom de l’échange solidaire.

Alors  qu’une cérémonie d’accueil de ces stagiaires est prévue pour le 27mai prochain, cette disparition des radars de Farimata qui a supprimé même son compte face restera dans les annales et risque de durcir les conditions d’envoi des futurs candidats à un tel volontariat dans le cadre de ce projet pilote.

Déception des collègues  et des partenaires qui ont cru jusqu’au bout qu’un tel scenario n’allait  pas surgir vu que tout c’est déroulé bien pour les candidats à Dakar comme à Paris. Que s’est -il passé dans la tête , est -ce un acte programmé pour migrer en Europe où son beau frère est en Espace m’a -ton dit, on se demande aussi si elle a eu un coup de foudre là bas, bref toutes les pistes sont étudiées pour comprendre cette fuite de la sénégalaise Farimata (âgée de 20ans) dont la sœur dit n’avoir pas su la préparation de ce coup si bien monté.

A chacun son destin mais je préfère qu’on parte par la grande porte bref par la voie royale afin de revenir construire notre continent qui ne se développera pas sans nous.


Mauritanie: Hommage à 16 Femmes d’exception

 J’ai été émue d’être retenue parmi les lauréates de Mauritaniennes d’Exception 2015. Une initiative de la Jeune Chambre de Commerce de Mauritanie qui depuis deux ans prime des femmes d’Exception dans la mouvance du mois de la femme à savoir mars. A l’annonce de la nouvelle je n’en revenais pas, ce fut vraiment une surprise , alors que je retenais ces derniers jours le 4 avril comme une soirée à couvrir à l’Ambassador j’étais loin d’imager que j’allais être parmi le lot de femme primée lors de cette soirée dinatoire où j’ai vu une des rare fois des femmes pionnières dans le domaine sportif, humanitaire, culture, entrepreneuriat, environnemental,  éducatif , citoyenneté et communication etc… dans une même retrouvaille.

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Remise trophée Femme d’Exception 2015

Pour ma part l’émotion était vraiment au rendez- vous au cours de cette soirée tenue en présence de la ministre mauritanienne de la jeunesse et des sports et son homologue malien. Ces femmes qui militent aussi pour une forte représentativité des femmes dans les sphères de décision représentent une démographie majoritaire où elles contribuent  qu’on le  veuille ou non à la marche de ce pays que mon papa m’ permis de découvrir en 2000. Je ne le dis pas par ce je suis femme,ou par ce je suis une mauritanienne de cœur non c’est par ce que c’est la réalité, même si les réalités sociales sont encore pesantes. Les femmes sont le pilier de la famille dans nos sociétés, de grands entrepreneurs,  bons gestionnaires en général une façon de dire que derrière tout grand homme se trouve une grande dame.

Vous n’allez pas peut être me croire, mais je ne me suis pas doutée une seconde que j’allais en faire partie, j’étais loin d’imaginer d’ailleurs que des gens penseraient à ma modeste personne qui côtoie ce pays depuis près 15ans . Une occasion de saluer ces anonymes qui ont proposé nom nom pour faire partie de ces femmes d’exception 2015, un honneur qui me va droit au cœur.Je me contentais de faire mon job celui d’informer dans les règles de l’art ou d’exprimer ma vision de citoyenne  à travers « Reines d’Afrique la Voix des femmes ».

A l’annonce du choix porté sur ma personne comme à la réception  du trophée j’ai eu des larmes , par ce qu’il m’est impossible de faire un pas sans penser à ma mère car elle m’a aidé à avancer dans la vie. J’aurai voulu  qu’elle soit pour continuer le challenge de la vie elle qui me défendait de ne pas pleurer bref elle tenait à ce que je sois forte optimiste que je suis réussisse tout comme mon papa qu’elle appelait affectueusement Traoré . Très émue, je lui ai dédié cette distinction elle qui a tant œuvré pour mon épanouissement . Pour moi, elle est une femme d’exception que je sentirai toujours présente, car elle fait partie de ces gens qu’on n’oublie pas.

Et puis une occasion rare pour moi de rendre un hommage exceptionnel à mon cher mari qui est une source de motivation qui m’appuie à l’ombre , remerciement à toutes ces personnes d’ici et d’ailleurs qui font que je me sens comme chez moi au Mali. Et puis au nom du panafricanisme et de la mondialisation voilà ces femmes d’exception honorée cette année par la jeune chambre de commerce de Mauritanie:

Tabara Gaye, professeur d’éducation physique

Maman Diarra, basketteuse

Djeinaba Touré, présidente de « Je m’engage »

Nedwa Moctar Nech, fondatrice de Mauritanie 2000

Simone Fatimata Ba, ancienne directrice des études à l’ENS/Nouakchott

Fatimata Ba, DREN de Nouakchott 2

Fatimétou Mint Abdel Maleck, maire de Tévragh-Zeina

Maimouna Mint Saleck, gérante du Village de la Biodiversité

Nancy Jones Abeiderrahmane, fondatrice de Tiviski

Zayda Bilal, gérante d’une auberge à Ouadane

Mariam Koita, fondatrice du restaurant La Familia

Djinda Bal, directrice de Butterfly

Manthita Tandia, médecin et gynécologue obstétricienne

Marième Diallo, fondatrice de l’Orphelinat Marième Diallo

Oumou Kane, présidente de l’AMAM

Amy Sow, artiste-peintre

Isabelle Fiadeiro (Portugal, artiste)

Awa Seydou Traoré (Mali, journaliste)


Mauritanie: L’humoriste Mamane nous donne les nouvelles du Gondwana

Après deux ans d’absence, le roi du rire Mamane vient de présenter à Nouakchott son nouveau spectacle « Continent à partager ». Ce comédien qui ne manque d’humour pour dire sa vision du monde dit être revenu à Nouakchott à cause du thé et de femme confie t-il là la presse gondwanaise.

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L’humoriste Mamane à Nouakchott/Crédit photo Awa Seydou

Mamane comme tout bon gondwanais dit que la religion musulmane autorise jusqu’à quatre épouses. Il a juste oublié de mentionner le » Si » voulant dire qu’il faut des moyens et une morale de fer pour être vraiment juste et offrir les même chances de traitement à ces épouses qui se livrent souvent une bataille sans merci au nom de monsieur le mari ou copain.

Bon en attendant d’en débattre avec vous , sachez que l’humoriste Mamane devenu célèbre par ses chroniques gondwanaises sur RFI (Radio France Internationale) a présenté son nouveau spectacle au public mauritanien le 27 mars dernier où personne n’a voulu raté ce menu de Mamane qui tire sur  tout ce qui bouge sans nommer personne. Est – ce une façon d’être à l’abri de la pression ou poursuite?, tel est le style utilisé par le concepteur de la « République Très Très Démocratique du gondwana » d’après qui le dernier mot revient toujours au président fondateur même si la démocratie en prend un coup dur.

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Logo du Gondwana/Crédit photo Awa Seydou

Ce 2e passage de Mamane à Nouakchott sur invitation du « festival Nuits du Rire » soutenu cette par l’opérateur Mattel et l’institut Français de Mauritanie(IFM) a permis  à l’assistance y compris Mr l’Ambassadeur de France en Mauritanie de vibrer aux éclats d’humour épicé des comédiens Moustapha Neyti, Big Baba, Pathé et Daddy initiateur de ce festival même si les comédiennes ont été absence de la partie alors qu’elles sont leur mot à dire .

Une occasion pour Mamane  inspiré par le président fondateur  de retrouver son public à travers ce spectacle où il nomme l’Afrique comme « étant ce très beau continent qu’on aime » même si en réalité « rien n’a changé » fait –il savoir sur un ton d’humour via un tour d’horizon photographique de la Mauritanie , Mali, Libye, Sénégal, Niger, Nigéria, Tchad, Cameroun , Centrafrique, Côte d’ivoire Burkina, Soudant, Togo et Benin bref… l’Afrique au cour de l’Actualité . Mamane qui sillonne le monde avec son passeport gondwanais lors de ce show d’humour a aussi parlé de la répartition de ce continent par des grandes puissances occidentales . Une façon de dénoncer cette décision historique dont les conséquences freinent encore le développement du continent . Une occasion dans ce spectacle pour  faire mieux connaitre l’histoire des africains aux africains notamment aux plus jeunes. Même si on ne peut changer l’histoire, elle doit servir de leçon voilà un des messages clé qu’on se retenir de ce cette soirée.

Ce gondwanais Mamane qui a « grandit un peu partout » n’a pas manqué de pointer du doigt les échecs de gouvernance d’un continent où le président fondateur fait la pluie et le beau temps peu importe les crises que cela engendrent.

L’Afrique comme un gâteau à se partager voilà le portrait décrit par cet humoriste Nigérien vivant en France depuis 20ans pour qui « l’humour est un moyen d’exprimer de grave choses ». Il a expliqué aux médias gondwanais que son émission sur RFI a fait l’objet de « beaucoup de pression au début ». Lors de cette sortie médiatique, ce comédien qui s’exprime dans sa langue lorsqu’il est « fâché » a fustigé le fait que « les Etats africains qui se débarrassent de la culture ». Comme on pouvait si attendre Mamane n’a pas raté l’occasion de faire allusion à la conférence télévisée du président mauritanien marqué par un bref arrêt de l’émission en direct ce 26mars. Pour cet humoriste, une conférence de ce genre ne s’organise pas en un temps record.

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Spectacle « Continent à partager »/crédit photo

Malgré un tableau pessimiste de l’actualité africaine dressé par ce gondwanais lamda, ce spectacle nous pousse a avoir envie de croire en l’Afrique . Pour le mot de la fin, il confie qu’ensemble nous pouvons construire ce beau continent, voilà une note d’espoir glissé par Mamane qui reste si attaché à ces pays qu’il parcours pour donner à l’humour toutes ses lettres de noblesse.

Awa Seydou Traoré