L’ONG Ookota lance son projet « Seconde chance » contre la migration clandestine en Mauritanie

Article : L’ONG Ookota lance son projet « Seconde chance » contre la migration clandestine en Mauritanie
Crédit: Awa Seydou
16 décembre 2024

L’ONG Ookota lance son projet « Seconde chance » contre la migration clandestine en Mauritanie

Le 14 décembre dernier, l’ONG Okota a lancé le projet « Seconde chance » concernant lutte contre la migration clandestine. Une cérémonie de présentation du projet tenue près de la 6e préfecture à Nouakchott en présence de la Coordinatrice adjointe des Programmes et Subventions de l’Ambassade des USA en Mauritanie et des ressortissants de Toulel, situé dans la région du Gorgol.

Ce projet d’une durée de huit mois sera marqué par une étape de sélection de cinq jeunes à Nouakchott, qui seront formés dans le domaine du jardinage, la conservation et la transformation des produits. La deuxième phase « consistera à ramener les bénéficiaires au village à Toulel pour une mise en pratique sur un terrain de deux hectares avec une prise en charge complète », selon Okota. Au terme de cette formation, des kits matériels agricoles seront remis à ces derniers pour qu’ils puissent poursuivre leur projet professionnel.

Mama Mohamed Lemine Coordinatrice adjointe des Programmes et Subventions a rappelé dans son allocution les potentiels bénéficiaires de cette « seconde chance » à saisir l’opportunité de ce projet d’insertion professionnelle contribuant au développement local. Mama Mohamed Lemine a rappelé aussi que le programme Julia Taft peut profiter même aux non-migrants, c’est-à-dire des jeunes qui sont ici en Mauritanie et qui ne veulent pas migrer.

Pour le président de l’ONG Okota, Dr Yacoub Soumaré, l’initiative « vise à alerter sur la situation de la migration clandestine »  avec son lot de morts et de disparus en mer et d’offrir « des possibilités de formation à des jeunes sur des techniques permettant d’espérer un avenir meilleur ».

Selon Demba Soumaré, un intervenant lors de la cérémonie de présentation de ce projet, cet appui « vient à point nommé et permettra de répondre au besoin de la nation ». Cette source sollicite par ailleurs la bonne volonté du partenaire de ce projet pour mener des recherches sur les portés disparus en mer dont les proches sont en attente de leurs nouvelles. Un cri de cœur, partagé par un autre intervenant, un père de famille ayant perdu son enfant en mer il y a un 1 an, pour lui c’est « la pauvreté qui l’a poussé à partir », depuis cette disparition, ce père confie « ne pas savoir comment vivre, je suis complément abattu ».

Cette cérémonie de lancement du projet « seconde chance » a été ponctuée par ailleurs par une prestation théâtrale sensibilisant sur les dangers de la migration clandestine.

Awa Seydou

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