Mauritanie: des femmes présentent le journal en rappant

C’est la première fois que la présentation de cette édition d’information, lancée il y a près de deux ans, est confiée aux dames. Le journal est toujours présenté en rappant.  Depuis Nouakchott, je vous invite à débuter cette semaine avec un plateau d’information en plusieurs langues.

crédit photo :  Journal Chi Taari rappé

J’ai eu un coup de cœur, en suivant ce journal à la sauce rappée, où des mauritaniennes prennent le micro pour nous raconter leur actualité, l’actualité de ce pays où la chaleur s’installe peu à peu, sans doute à cause du réchauffement climatique. Un numéro spécial  du journal rappé qui célèbre à sa façon le 8 mars 2017, journée de la femme.

Un autre talent de mes collègues dames qui se fait découvrir à travers un concept repris en Mauritanie par Liman Kane alias Monza, un des tenors du rap national. Voilà le menu de cette édition présentée dans une ambiance rappée, avec humour, classe, à voir ici donc ce spécial JT consacré en bref à entrepreneuriat et foot féminin:

 

Nouakchott: Pauvre , Mariem, une mère de 7 enfants

Mariem, la trentaine, au foyer, est mère de 7 enfants. N’ayant personne pour garder ses enfants, elle le fait elle-même. Son mari est vendeur de friperie, il passe ses journées au marché. Il y a des jours, où trouver même du pain est un parcours du combattant selon Mariem. J’ai rencontré cette dame au quotidien précaire lors d’une sortie récente de la Marmite du partage dans la commune d’Arafat à Nouakchott.

20160625_182249

Le jour où Mariem n’a rien, sa cousine Maguette qui habite dans ce gazra (habitat de fortune) lui vient en aide. Ce soir là, Mariem était soulagée car elle était une des bénéficiaires de l’opération de distribution de repas de la marmite du partage qui se rend depuis 5 ans durant ses sorties pendant le ramadan dans un des quartiers précaires de la capitale pour faire la cuisine et ensuite la distribuer aux pauvres. Une façon de faire une rupture collective du ramadan, de permettre à ces nécessiteux de bénéficier d’un repas du soir en bonne et due forme, une façon de faire voir l’extrême  pauvreté dans laquelle vivent des gens.

Des moments intenses de partages , d’échange, de brassage, de réflexion , de plaidoyer , de terrain, que l’on a envie de tirer en longueur. Comme on dit, chaque bonne chose a une fin, une journée de cuisine, ou de distribution de kits, j’image le regard de Mariem qui aimerait que cette journée dure des jours, des mois, pourvu qu’elle reçoit un secours constant pour faire face à la précarité. Elle aimerait bien développer un commerce, mais faut de moyens ce projet risque de ne pas se faire dans l’immédiat.

Pour Mariem, difficile de joindre les deux bouts, sans formation, sans travail et une charge familiale.

Histoire à méditer

13438978_565517326964834_6075451381097368885_n