Mauritanie: Conférences et concert au menu de la journée Mondiale des droits des femmes à l’IFM

Cette année , conférences et concert ont marqué la célébration de cette journée à l ‘Institut français de mauritanie. Au menu de ce programme tenu en partenariat avec l’IFM, une conférence sur le cinquantenaire du 8 mars en Mauritanie avec l’association internationale des femmes francophones , un collectif d’associations réuni autour du Club J’aime lire et Women Independence Festival(Wif) .

Célébration cinquantenaire 8 mars en Mauritanie/ crédit photo Awa Seydou

La journée a débuté par une conférence sur le thème du Cinquantenaire du 8 mars en Mauritanie organisée par l’Association Internationale des Femmes Francophones et la FAO – Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.Un focus a été fait aussi sur l’alimentation et à la nutrition chez l’enfant.
Une rencontre de bilan et perspectives qui a permis à Aissata Kane , première femme ministre de la Mauritanie par ailleurs, présidente de l’Association Internationale des Femmes Francophones de plaider pour »l’union » des femmes afin de relever les défis à la consolidation des acquis des femmes.
Aminetou Mint Moctar Présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille(AFCF) constate une « avancée extrêmement importante des femmes dans la lutte de libération avant , pendant et Après.
Ce pendant, elle note des défis liés à la recrudescence des violences à l’égard des femmes, tout comme la discrimination, le manque d’accès à la justice, à l’état civil, une éducation et formations professionnelles adéquates répondant au besoin du marché de l’emploi.
Turkia Daddah, ancienne de Directrice de l’école Nationale d’administration(ENA) s’est réjouie du passage de flambeau inter génerationnel à travers la diversité du public. Par ailleurs, Tidiane Diagana architecte de son état, témoin de ce cinquantenaire a estimé que cette activité aurait pu se tenir sur le scoutisme et cibler la jeunesse, relève de ce cinquantenaire.

Conférence  » Parole aux hommes » 8 mars à l’IFM

Le deuxième moment de cette journée fut la conférence sur la parole aux hommes sous la khaima de l’institut Français de Mauritanie(IFM) initié par un collectif d’associations dont Houleye Kane est membre.Dans son allocution, cette jeune activité à alerté sur des violences sont les femmes sont parfois victimes à travers des chiffres de l’UNICEF dont:

1 femme sur 3 est mariée avant ses 18ans

7 femmes sur 10 sont excisées
2 filles sur 3 ne fréquentent pas le collège

Houleye K. incite  à l’engagement face à ces pésanteurs:

« On ne pourra bâtir ce chantier de l’avenir que si on arrive à se libérer du poids de certains stéréotypes et des chaînes mentales afin de saisir les opportunités qui s’offrent à nous » poursuit t-elle dans son discours.

Les panélistes étaient donc:
Sidi Mohamed Daker de la Banque Centrale de Mauritanie,

Dahaba djibril diagana de l’incubateur Hadina

Diarra sylla , coordinatrice de Innovrim et co-fondatrice de fablab, et sahelfablab,

Nene kane , Spécialiste de l’entreprenariat féminin

Hacen lebatt , consultant

Yasmina sy , Entrepreneur chez « Dadddo Sarl »

Boussiré Kane ,Agent société Général

Une façon pour les uns et les autres de promouvoir la synergie d’action pour l’émergence de la Mauritanie dans différents domaines porteurs tels que l’éducation, Technologies, l’entreprenariat…

Il a été aussi question aussi de l’insertion ou réinsertion des jeunes à travers une inclusion financière et un soutien de l’état dans l’accompagnement.

8 mars Concert 100% féminin/ crédit Awa Seydou

La journée a été clôturé par une soirée ( gratuite ) organisé l’IFM en collaboration avec Women Independence Festival (Wif). A l’affiche de cette soirée artistique 100% féminin il y avait : Aissate Ba(France), Bianca Ciocca (Allemagne), Elbane Boba Jiddou (Mauritanie), Faatu (Mauritanie), Lisette Lombe (Belgique), Lola Eva (Mauritanie), Dioba (Mauritanie) et Athé Marque (Congo).

Ce événement a été soutenu par la Délégation de l’Union Européenne en Mauritanie, Programme d’appui au 11e FEF, la Coopération espagnole, la Coopération allemande, ArtGallé, OIM, UNHCR, Medicos del Mundo, BIT, Zaza Productions.

 

Traversée mauritanide 2019: l’écrivain Tahar Ben Jelloun invité d’honneur

Après plusieurs tentatives de rendez-vous , la Mauritanie a eu l’immense honneur  d’accueillir enfin le célèbre écrivain et poète  marocain Tahar Ben Jelloun auteur de « Les raisins de la galère « .

Rencontre Traversée Mauritanide 2019/credit photo, Tahar Ben Jelloun ici au milieu

Une première visite de cet illustre écrivain membre de l’académie Goncourt , effectuée lors de la plus grande rencontre littéraire de la Mauritanie « Traversée Mauritanide  » tenue du 29 au 37 janvier à Nouakchott , et c’est la 9e édition de cette initiative .

Une rencontre inscrit désormais dans l ‘agenda des mauritaniens gràce à l’amour du livre qu’a voulu transmette et perpetuer le journaliste et homme de lettres Bios Diallo,écrivain.

Tahar Ben Jelloun a animé une table ronde jeudi dernier à l ‘Institut Français de Mauritanie(IFM), sur le thème Jeunesse et Littérature, .C’était devant un public où de très jeunes lecteurs lui ont posé des questions sur sa relation au monde littérature, ses débuts, ses ouvrages préférés, les difficultés etc…

Tahar Ben Jelloun pour, « la culture peut éviter beaucoup de drames  » et a exprimé sa confiance à la jeunesse, victimes de plus en plus de l’extrémisme religieux, et « des recruteurs de la mort ». Tahar, « un écrivain témoin », estime que, l’échec pousse les jeunes à la déperdition scolaire, et les expose dans « les rangs de la criminalité mondiale ».

Pour cet écrivain, dont le nouvel ouvrage s’intitule « l’insomnie » il faut des solutions à ces échecs, lui qui est convaincu que  » la poésie sauvera le monde.

Une façon de dire que les mots vaincrons les maux, dans un monde pourtant en perpétuel crise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mauritanie: des conseils pour comprendre le dialogue interculturel

« Le dialogue ,pilier du vivre ensemble » voilà  une déclaration choc du célèbre professeur Sow Samba, sollicité récemment par l’ONG Monde Sans Guerre sans Violence pour animer une conference sur le dialogue interculturel, vecteur de cohésion sociale en Mauritanie .

Conférence dialogue interculturel/crédit photo Monde Sans Guerre sans Violence

Une série  d’action de l’ONG Monde Sans Guerre Sans Violences soutenu par le Projet  Prevention Conflits et promotion Dialogue Interculturel  .

On y apprends que le dialogue inter communautaire permet d’eviter les crispations identitaires, ou mefiances culturelles , facteurs de crises. On y apprends que dès les gens se parlent les préjugé tombent, que le vivre ensemble, c’est aussi le respect de la singularité des expressions culturelles , faire connaitre les valeurs culturelles des uns et des autres mais aussi communes, pour lui  il faut aussi  des parcelles de libertés.

Selon le prof Sow Samba, les enfants doivent être éduqués aux valeurs citoyennes, et préconise par ailleurs la vulgarisation de bonnes pratiques culturelles.

La présidente de l’ONG Monde Sans Guerre sans Violence, Hapsa Cheikh Bocoum a confié que « le dialogue interculturel permet aux uns et aux autres de comprendre les différences culturelles en terme d’unité et constitue la voix royale qui conduit à une vie sociopolitique apaisée » .