Entretien : Tabara Gaye, première prof d’EPS mauritanienne

Passionnée, Tabara Gaye peut passer des heures à vous parler de son parcours dédié à l’amour du sport au féminin. Rencontre avec cette femme d’exception pour qui le sport est un fortifiant de santé. Elle est la première femme prof d’EPS (Education Physique et Sportive) de la république Islamique de Mauritanie. Nous l’avons rencontrée lors d’une réunion de l’Espace Femme mauritaniennes, à Vision Croisées, dont elle est membre. Entretien vidéo avec un symbole du sport féminin mauritanien, pour parler des difficultés d’un métier en quête de renommée:

Mauritanie: Mariage, les castes ont la peau dure

Voilà le titre d’un reportage vidéo réalisé par la consœur Halima Diagana sur les problèmes de mariage entre caste en Mauritanie.Un reportage réalisé dans le cadre d’une série de formation des journalistes sur les droits humains en Mauritanie, initiée en 2006 par la GIZ. Une production qui livre des témoignages exprimant souvent la complexité du mariage entre deux amoureux de caste différents, pour qui pourtant, l’amour n’a pas de frontière, ni couleur et odeur.

La photographe Medina y raconte son idylle . Alors qu’elle rêvait de se marier avec son homme, elle a été conseillée par sa grande sœur qui lui fait savoir qu’avant de se marier avec un homme, « il faut savoir s’il est noble ou non ». Un conseil qui la touchant et l’agaçant à la fois selon sa confidence. Par peur de confrontation, elle renonça à son amour, pour ne pas « perdre » sa famille. La journaliste Zeynebou y relate, la bataille d’une de ses proches pour l’homme qu’elle aime, après de nombreux difficultés, la famille accepta cette union. Salimata Sy de l’Association des Femmes Chefs de Famille(AFCF) fait savoir que le problème de mariage entre caste en Mauritanie est « un phénomène de société qui affecte profondément nos populations ».

Face au poids de la tradition, souvent, certains renoncent à cet amour si rêvé au profit de l’entente familiale. Je vous invite à suivre ce reportage qui donne des frissons tellement les témoignages sont poignants.