Lettre à ma mère Nansa

C’est toujours avec un goût amer que je me rappelle de ce jour de 5 octobre, c’était un vendredi, où maman tu es partie à jamais à la suite d’une maladie en 2012.

Maman Nansa / crédit photo Awa Seydou 

J’ai toujours du mal à parler de ton décès,pour me soulager, je parle de départ, espérant qu’un jour nos destins se croiseront encore à nouveau. Ce fut pour moi, une énorme chance d’avoir été ta fille, un infini merci pour tout ce que tu fis, pour moi, maman Nansa Doumbia.

Plus qu’une mère, tu a été une amie, une confidente, un guide, , un exmple.Oui, Gafou que je suis(comme tu me surnommais), est plus que reconnaissante envers toi pour toute la tendresse, tout l’amour, et la protection dont tu m’as donnés aux côtés de Papa Seydou que tu appelais toujours par son nom de famille de Traoré.

Six ans de départ, d’absence que j’ai dû mal à accepter des fois, quand je pense à toutes nos complicités, nos causeries de mère -file, à notre denier coup de file ce jour là. Oui, après 3 appels, on s’est dit au revoir jusqu’à demain,c’est ainsi quelques heures après, Papa m’annonça ton décès, inutile de dire que ce fût un choc, un séisme.Oui, même si vous m’avez toujours demander de garder le moral intact face aux circonstances, des fois je me perds, me rendant  compte que tu es partant …

Merci pour toutes les valeurs transmises, je ferai mon possible, pour les transmettre  à tes petits chéris, Adama, Ibrahima et Seydou.C’est Adama, que tu as vu, et tant aimé, il a eu ses 7 bougies juillet dernier et se prends pour superman.Je sais que tu allais être hyper contente de les voir mettre tant d’ambiance à la maison.

Bref , merci de faire partie de ma vie, même en étant de l’autre côté, sans aucun doute, tu continues à inspirer ma vie. Je dirai à tes pétits maris(pétifs fils) de perpétuer l’œuvre d’une dame de principe, sincère, affectueuse, et véridique.