L’économie sociale et solidaire : priorité au changement de mentalités pour un coopérativisme productif et inclusif en Mauritanie

L’économie sociale et solidaire : priorité au changement de mentalités pour un coopérativisme productif et inclusif

Dans le cadre  de l’exécution du projet Promo pêche (visant à améliorer le secteur de la pêche, en Mauritanie) d’une durée de 4 ans, le BIT (Bureau International du Travail) et l’ONG Actions  en collaboration avec l’Agence Espagnole au développement ont tenu le  30 juillet dernier un atelier de réflexion sur le thème : « L’économie sociale et solidaire, changer  les mentalités pour un coopérativisme productif et inclusif »,  à la chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie.

Concept économie sociale solidaire

Ce fut un atelier d’échange pour « initier un cadre de réflexion sur la durabilité des groupements d’acteurs économiques », afin de mettre l’accent sur « la viabilité du model économique en cours, et du cadre légal normatif des coopératives ».  Pour avoir ce model, les initiateurs de cet atelier « souhaitent », une approche multisectorielle « pouvant aider à la diffusion et  à l’amélioration de la compréhension » de ce concept à travers aussi l’approche genre. Pour les organisateurs de cet atelier, « une coopérative contribue aussi bien à la stabilisation économiques des personnes ».

Durant  ces panels des thèmes  sur : La coopérative comme vecteur de développement économique durable et solidaire), la dimension genre dans les groupements d’acteur socio économiques, le rôle des groupements d’acteurs économiques dans le développement de la pêche artisanale ont été abordés.

Durabilité des projets

Pour une meilleurs efficacité de ces groupements qui « doivent toucher les exclus d’abord », il a été question de favoriser d’avantage : la bonne gouvernance, la transparence, l’innovation, le partenariat et diversifier l’activité de ces organisations qui constituent « une alternative » à l’économie capitaliste a fait savoir dans son intervention Yakaré Soumaré présidente de l’ONG Actions. Pour une dynamisation de ce concept, des participants préconisent de « prendre les acteurs comme partenaires ».

Comment inscrire dans la durée, les actions de ces coopératives dépendantes de financement extérieur? Telle est la grosse problématique de cet atelier dont une des finalités est de favoriser la pérennité des actions de ces groupement notamment dans le secteur de la pêche car, « il ya trop d’assistanat, il faut plutôt les appuyer » pour répondre aux besoins vitaux a témoigné un contributeur.

Pour rappel, le projet promo pêche dont le montant est de 16 millions d’Euro, est soutenu entre autre par l’Union Européenne en Mauritanie. Il vise « une formation insérante, des renforcements de capacités, le travail décent, la construction de ponts de débarquement aménagés entre autre.

Awa Seydou Traoré