Mauritanie : Appel à candidature au Prix Cheikh O. Ndiaye 2018

Le prix, organisé par le Club des Jeunes Journalistes (CJJ) rend hommage au premier président du Club, Cheikh Oumar Ndiaye, à notre confrère Ahmed Taleb et au président de la fondation Errahma, Ahmeddou Ould Abdel Aziz. Les trois nous ont quittés un jour du 22 décembre dans un accident de la route alors qu’ils étaient en mission humanitaire.

Feu Ahmed Taleb , Ahmeddou Ould Abdel Aziz, Cheikh Oumar Ndiaye/crédit photos

Le CJJ vise la promotion de l’esprit unitaire et inclusif de ces trois jeunes mauritaniens disparus à la fleur de l’âge. Le Prix Cheikh Oumar Ndiaye – qui est à sa deuxième édition –  vise aussi à encourager le journalisme de qualité.

Les lauréats seront récompensés à l’occasion du 3 mai, Journée internationale de la liberté de la presse.

Le dépôt de candidature Prix Cheikh Oumar Ndiaye 2018 est ouvert du 16 Avril au 02 Mai 2018 à 12h00 GMT.

Les postulants doivent présenter:

  1. une production journalistique télé, radio, presse écrite ou en ligne ; (Pour chaque catégorie, il sera décerné trois prix);
  2. en Arabe, Français, Poulaar, Soninké ou en Wolof;
  3. en rapport avec la Mauritanie;
  4. publié sur un media, y compris étranger;
  5. jamais été présenté au jury du prix;
  6. et envoyé avant la date limite à l’adresse cette adresse (prixchek18@gmail.com) ou au siège de Radio Nouakchott Libre.

Source :Club des Jeunes Journalistes(CJJ)

Un festival pour donner vie au slam en Mauritanie

Voilà la mission que se donne le CASO, un club dédié aux arts du spectacle en Mauritanie. Sous les ailes du slameur et humoriste Bounas alias Caméléon du désert, le club pour l’art du spectacle oratoire (CASO) organise du 10 au 15 avril,  en partenariat avec l’institut français de Mauritanie, un festival pour donner à cet art son envol au pays de millions de poètes.

Mauritanie Festival slam & humour 2018 crédit photo

L’objectif de cette activité est de plaider par les mots pour faire réfléchir sur les maux de nos sociétés respectives. C’est aussi une façon de faire sortir de l’ombre les slameurs, une forme d’expression artistique en quête de reconnaissance ici. Pour renforcer cette plaidoirie, la slameuse Samira Fall (Sénégal), qui a eu le virus du slam à l’âge de 13 ans, est l’invitée de cette édition. A travers des ateliers d’écriture, sensibilisations des élèves, rencontres littéraires, concours de jeunes slameurs, ce festival essayera de booster le slam mauritanien.

Dans le cadre ce festival, l’institut français de Mauritanie vibrera au son d’une soirée de défilé de mode de la « caravane Mode Métisse » où le slam mauritanien se fera entendre aussi ce 13avril. L’enjeu est de fusionner les deux formes d’art pour exposer le savoir-faire culturel du pays de Pecosse Keita, un des promoteurs de la « caravane Mode Métisse » dont le staff tenait une conférence de presse le 12 avril dernier sous le khaima de l’IFM.

GRET: zoom sur le fourneau amélioré Fayda du projet FARIM2

« Fourneau Fayda, une production locale, une fierté nationale », tel est le slogan de ce projet FARIM 2 du Gret d’une durée de trois ans et qui vise à lutter contre : « la précarité énergétique et la déforestation par la diffusion et le développement d’une offre pérenne de fourneaux améliorés en milieu urbain en Mauritanie ». Ce fourneau est protégé pour une durée de 10 ans renouvelable par l’Organisation Africaine de Propriété Intellectuelle(OAPI). Pour mieux connaitre ce foyer, nous nous sommes entretenus avec Salimata Ba chargée de marketing au projet Farim2 du Gret.

Salimata Ba Founeau fayda/crédit photo Awa Seydou

Awa Seydou : Parlez-nous de ce fourneau amélioré du GRET

Salimata Ba : C’est un fourneau, une production locale « une fierté nationale » comme on dit c’est un produit fait en Mauritanie par des mauritaniens, nous avons un atelier école à Dar el beida, qui a été ouvert, fonctionnel et qui produit depuis le mois de juillet dernier de manière autonome. Ces fourneaux sont faits par des jeunes qui sortent du centre de formation de Caritas et centre de perfectionnement et formation professionnel, donc ce sont des jeunes qui sont soudeurs à la base mais qui sont formés à la spécialité du fourneau fayda, produit pour répondre aussi à un besoin local.

Awa Seydou : Quels sont les atouts de ces fourneaux ?

Salimata Ba : Il a plusieurs atouts. Il est économe grâce à sa chambre de combustion qui ne prend que maximum 600 grammes de charbon et sa porte à trois niveaux d’ouverture permettant une régularisation de l’entrée d’air.

Il est sûr : la sécurité de la ménagère est garantie car la jupe n’est pas en contact direct avec le feu.

Durable : il dure plus de deux ans, contre moins dune année pour les fourneaux classiques.

Awa Seydou Traoré : Comment les citoyens ont accès à ce produit ?

L’ONG n’ayant pas vocation à vendre, le GRET fait un travail d’appui auprès des organisations de quartier en vue de créer une filière qui sera pérenne. Nous travaillons avec des coopératives, des mutuelles, associations pour mieux intégrer le tissu social. Le fourneau coûte 6500 UM à 7000 UM. Le système des tontines permet aux plus démunis d’accéder à FAYDA.

Awa Seydou Traoré : le coût n’est –il pas cher pour le citoyen lambda ?

Salimata Ba : Il peut être cher pour d’aucuns. Des études nous ont montré que 25% de la population de Nouakchott utilise le charbon de bois quotidiennement. La consommation moyenne de ces familles est de 2,5 kg de charbon par jour. Ce fourneau permettra à l’utilisateur/l’utilisatrice de faire une économie de plus d 8000 UM en un seul mois. Vue sous cet angle, l’investissement vaut le coût.

Awa Seydou Traoré : Il va falloir miser sur la sensibilisation d’où votre présence au marché hebdomadaire de Zeinart ?

Oui, Zeinart est une occasion.Il faut beaucoup de sensibilisation et à tous les niveaux. Toutes les occasions sont à saisir pour connaitre fayda pour que ceux qui en ont besoin puissent connaitre et avoir accès.

Propos recueillis par Awa Seydou Traoré