Sénégal: mort du célèbre percussionniste Doudou Ndiaye Rose

J’ai eu la chair de poule  ce 19 août en apprenant le décès du célèbre tambourinaire Doudou Ndiaye Rose du pays de la Téranga (Sénégal) par une émission spéciale de la TFM (Télévision Futur Médias) appartenant à Yousou Ndour.

Le Sénégal perd ainsi de ses plus grands ambassadeurs culturel dont j’entendais parlé très souvent lors de mon séjour sénéglais. Un passionné qui a su faire vibrer les couleurs sénégalaises au son de ton tambour, dont il était devenu un maître incontestable. Ainsi s’en va à 85 ans, l’un des musiciens africains les plus célèbres du XXe siècle, « le mathématicien des rythmes, le grand maître des tambours, capable de diriger cent batteurs sur plusieurs rythmes en même temps ».

Doudou N'diaye Rose en 2014/crédit photo wikipédia

Doudou N’diaye Rose en 2014/crédit photo wikipédia

Le défunt , percussionniste qui était aussi « un tambour major »  est décédé  dans un hôpital de son pays où il avait été évacué suite à un malaise. Il avait pris part ce 18 août aux obsèques de son ami Vieux Sing Faye, père  de Mbaye Dieye Faye compagnon de Youssou Ndour.

Doudou Ndiaye Rose issu d’une famille de griot, a été  classé par l’Unesco « trésor humain vivant » une façon de saluer ce talent pleuré aujourd’hui par une génération de fans et d’élèves dont le regard est tourné sans doute vers le probable successeur de ce « percussionniste hors pair ».

 

Voilà pourquoi le Nouakchttois n’aime pas la pluie

C’est le mois d’août ou mois de thio, thio (forte pluie au Mali), malgré tout la pluie peine à venir à Nouakchott. Pour moi habituée à l’hivernage ça fait bizarre. Je ne peux que m’étonner devant cette situation, qui est « normale » me disent mes amis mauritaniens qui se plaignent chaque année du manque de canalisations dans Nouakchott. Chaque fois que je relance ce débat climatique, Med me répète autour du thé  « awa pardon ! la pluie n’a qu’à arriver là-bas, pas ici » lance-t-il comme pour dire à la pluie de ne pas descendre, la peur est générale. La dernière fois que le ciel a fait des siennes ce fut terrible.

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crédit photo rimweb & Awa Seydou

Je me préparais à l’arrivée de la pluie comme au bon vieux temps. Il faisait chaud ce soir-là quand Nouakchott a reçu sa première dose de pluie dans la nuit de samedi à dimanche. Et depuis on a tous le regard rivé sur le ciel : pleuvra-t-il ou non ? La question est constante. La pluie effraie. Certains n’hésitent pas à dire  » si le ciel crache encore, on est foutu »,

A Nouakchott, quand la pluie tombe les ruelles sont inondées, des maisons abandonnées. L’eau stagne çà et là, des ruelles sont impraticables par voiture. Alors que la pluie s’est lâchée encore ce 12 août, les mouches envahissent nos maisons même de nuit.

Malgré l’inondation des voisins continuent à verser leurs eaux dans les rues déjà débordées. A l’aide de citernes, les employés de l’ONAS (Office national d’assainissement) tentent de capter ces eaux; une opération qui n’est pas toujours couronnée de succès, ainsi au marché aux poissons, l’eau et les ordures occupent toute la place des vendeurs.

Les intempéries ont pour conséquence : l’augmentation du prix des loyers en fonction des humeurs du propriétaire, le prix du taxi grimpe aussi, les bottes se vendent comme des petits pains (une paire à 1 200 Um soit 3,40 euros), et certains arrivent en retard au boulot alors que d’autres chôment à cause de l’eau.

Dans la capitale, beaucoup ont en mémoire l’année 2013, une année où les inondations ont fait beaucoup de dégâts. Depuis, la crainte est toujours là.

Arabie Saoudite : plus de 200 mauritaniennes victimes de traite selon AFCF

Cette nouvelle fracassante est une révélation de l’AFCF (L’Association des Femmes Chefs de Famille) qui travaille à pied d’œuvre  pour tirer au clair cette affaire qui défraie la chronique ici. Pour comprendre cette histoire, ma curiosité m’a poussé d’aller vendredi faire un tour à l’AFCF dont le siège reçoit depuis quelque temps un relooking.

crédit photo

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Je suis tombée sur la maitresse des lieux Aminetou Mint Moctar qui m’expliqua avec insistance que plus de 200 mauritaniennes sont actuellement victime de traite en Arabie Saoudite. Au total 500 étaient ciblées par ce départ qui a attiré le soupçon de l’équipe AFCF qui a une idée déjà sur la dame cerveau de cette affaire en république islamique de Mauritanie.

Alors qu’une plainte a été déposée chez le procureur dans le cadre de ce dossier, l’AFCF dénonce le mauvais traitement, insultes, séquestrations, de ces mauritaniennes dont une a été « violée ». Ainsi cette association accuse « Ce genre de trafic est orchestré par une jeune femme mauritanienne sans aucune autorisation légale et avec la complicité de certaines administrations qui ont fourni ce grand nombre de passeports. Il faut aussi noter la responsabilité des autorités saoudiennes qui ont octroyé des visas à un grand nombre des jeunes femmes harratines , qui cache une forme d’esclavage sexuelle et engendre l’exploitation dans toutes ses formes, l’AFCF suit cette affaire à la police et devant le procureur de Nouakchott » lit -on sur la page facebook de cette structure.

C’est grâce à l’intelligence d’une de ces mauritanienne « menacée de mort » après révélation de ce fait que l’affaire a éclaté au grand jour, car cette dernière a eu l’idée géniale de cacher son phone à ces maîtres qui avaient donné l’ordre de saisir tous les portables pour prévenir toute fuite.Mais apparemment ils sont oublié que le génie de la femme est plus fort, ainsi une d’elle téléphona sa mère pour lui dire ce qu’elles reçoivent comme calvaire là bas. C’est cette maman qui débarqua à l’AFCF en larmes (après maintes recherche de cette association ) pour exprimer son chagrin sur cette histoire qui n’a pas encore livré tous ses secrets.