Femme: la place d’un enfant n’est pas dans la poubelle

En lisant un article de mon confrère Khalilou Diagana sur « Grossesse hors mariage en Mauritanie : Le drame des enfants-poubelles » il ya quelque jours, j’ai eu la chair de poule. Je ne peux pas comprendre qu’on puisse jeter un enfant pour x ou y raison. A mon avis qu’on soit mineur, malade ou non, pauvre, très endetté , marié ,divorcé ou non etc… l’enfant a droit au bonheur, bref à la présence de papa et maman en un mot : une famille.

Je comprends un peu que la pauvreté extrême ou certaines lourdeurs font que des enfants sont confiés à des parents souvent pour leur offrir un meilleur cadre de réussite dit -on, mais je ne peux pas comprendre qu’on jette un bébé dans la poubelle sous prétexte qu’il constitue « une honte » pour une fille mineur, à cause de l’extrême pauvreté ou le percevoir comme le fruit d’un mariage précoce ou échoué. Non l’enfant n’a rien avoir avec les problèmes des grands, l’enfant a tous les droits.

Je prie tout celui qui ne peut pas subvenir aux besoins de nos chers enfants, de faire tout pour les confier à des parents ou connaissances dignes de foi,qui pourront les élèves dans une ambiance de tendresse, d’éducative et de progrès. Je n’oublie pas non plus toutes ces structures d’accueil pour qui recevoir un enfant est un don malgré les moyens maigres souvent. Pour moi tout ceci vaut mieux que de les voir aux ordures. Non la place d’un enfant,l’avenir de demain n’est pas dans la poubelle ceci est inconcevable, c’est un changement de comportement et tous les jours qui est notre 8mars doit servir de cadre dénonciation de tel fait honteux et inhumains.

Comment as- tu le courage de laisser dans une poubelle cet être irremplaçable,ce cadeau unique du genre , que tu as porté durant neuf  mois? il ne demande qu’amour de parent et une vie normale, tranquille en attendant d’être le cadre de demain si tout va bien inchaallah. Comme on dit on le choisit pas ses parents, on suit le destin :fille ou garçon, c’est un être humain point c’est tout.

Lettre à ma soeur malade

C’est avec un cœur attristé que je t’adresse cette note de sœur aînée pour te dire combien je souhaite que tu guérisses inchaallah. Oui la vie est souvent injuste, tu es jeune, pleine de vie, de rêves, tu voulais devenir agent de santé. Hélas tu es tombée malade, sans comprendre ce qui t’arrivait réellement tout comme nous d’ailleurs.Tu t’énervais vite, te fâchais pour un rien même si naturellement tu n’es pas bavarde comme moi.

Il ya des jours où tu retrouves toute ta capacité intellectuelle, il ya des fois aussi où tu chutes, une façon de faire comprendre la complexité de cette maladie qui peut se guérir (inchaallah-si Dieu le veut) car notre pays regorge de nombreux tradipraticiens qui ont les secrets des plantes médicinales. Oui j’ai vu plusieurs cas de guérison, plusieurs personnes qui ont retrouvé leur santé après d’intenses sessions de traitement, qui ont passé des mois loin des bruits des villes et qui sont parvenues à se guérir comme si elles n’avaient jamais été malades.

Alors ma sœur, pourquoi pas toi ? toi qui rêvait de porter un blouson, qui aimait lire bien les ordonnances, la maman chérie de Fatim, ma nièce adorée à qui tu manques énormément. Oui tu dois guérir !!! je sais que tu le veux de toutes tes forces, de tous tes vœux, alors laisse moi te dire que ça ira, il faut espérer à un lendemain meilleur, pour nous tu dois rester forte. Un jour viendra où tu oublieras ces instants, éloignée de tout, surtout de ta fille qui est ton amie, ta complice bref le trésor que tu rêves de voir grandir si Dieu nous le permet.

Oui j’ai hâte de te revoir dans ta splendeur, amoureuse de la vie et prête à tout pour rattraper le temps perdu. Oui, dis-toi que demain est meilleur qu’aujourd’hui, dis- toi que ce sont les  étapes de la vie, que ce n’est qu’un mauvais  passage. Tels sont mes vœux pour toi ma sœur jumelle, oui, quand on était petite, on était tellement complices qu’on nous prenait pour des jumelles.

Voilà ces mots que j’extériorise ce soir pour te dire combien on tient à toi, combien tu es indispensable à notre rayonnement. J’avais le moral si bas que je n’ai pas fêté mon anniversaire le 5 février cette année. J’espère de tout coeur que tu nous tiendras compagnie bientôt, toi la tante de Badama et Bacoma, mes deux gardes du corps.

Te rappelles-tu de nos « Sambè Sambè »(présentation de voeux) lors de Tabaski à Kati le quartier d’origine de papa. Ce père qui remue aussi ciel et terre pour que tu retrouves ta santé. Cette préoccupation l’habite et son vœu ardent c’est de te voir plus que jamais déterminée. Il me raconte à chaque fois combien tu aimes te rendre utile, être autonome, voilà l’image qui me fait espérer que demain on sera tous ensemble.