Malala Yousafzai Nobel de la paix à 17ans

A seulement 17ans  ,la pakistanaise Malala Yousafzai est déja dans la cours des grands. Oui , elle vient d’obtenir le Nobel de la paix, un symbole qu’elle partage avec son voisin l’Indien Kailash Satyarthi.

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Cette attribution qui offre au Pakistan son 1er Nobel de la Paix salue le combat d’une jeune pakistanaise engagée en faveur de la scolarité des filles . Une lutte qu’elle a mené au risque de sa vie dans une zone où les talibans font souvent la pluie et le beau temps.

Elle doit ressentir une immense joie de se sentir si connue , si influente, si importante et si contournable. Une situation confortable qui ne plait pas sans doute à ses détracteurs qui n’ont pas hésité à lui concocté un attentat en octobre 2012.

S’engager au risque de sa vie

Malala a risqué sa vie pour le droit à l’éducation un des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) .Promouvoir l’accès au savoir pour les filleS, voilà la mission qu’anime Malala qui vit désormais avec sa famille pour raison de sécurité en Angleterre. A mon avis , c’est un exemple de révolution, d’émancipation et de leadership féminin elle doit se sentir chanceuse de  faire partir des grands de ce monde si tourmenté.

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Crédit photo

Cette militante de la cause des enfants a reçu une balle à la tête une tentative d’atteinte à sa vie afin qu’elle cède de plaider en faveur de l’instruction des filles. Avec un courage exceptionnel dont j’aimerais qu’elle me donne le secret, elle confie plus engagée que jamais, à l’endroit de ses détracteurs « Ils voulaient nous réduire au silence mais ils ont échoué ». Depuis lors, elle a posé ses valises au pays de Beckam où elle poursuit ses études et ses nombreux déplacement pour Prêcher en faveur de la cause qui lui a valu ce prix si convoité.

Certes, il yavait les filles qui partaient moins à l’école avant par rapport à maintenant dans beaucoup de zones du monde dont l’ Afrique . La donne change progressivement grâce à des battantes comme elle. Cette jeune fille nous enseigne que l’instruction est la clé de la réussite,  pour l’égalité des chances dans un monde où les habitudes changent parfois au pas de tortue comme en Afrique. Mais avec Malala le rêve est permis de voir les filles ou les femmes s’exprimer plus , se révolter et de bloguer pour donner au verbe son pouvoir dans un monde où l’accès à la parole est un luxe encore pour la junte féminine.

Top 10 de mon enfance

Je commence ce billet en adressant mes chaleureuses félicitations aux news mondoblogueurs notamment à ceux de la Mauritanie. Soyez- les bienvenue dans cette famille de blogueurs dont la mission est de favoriser la création de contenus francophones sur la blogosphère.

Après vous avoir dit en langue Bambara « An be Kun » ou bienvenue, je vous invite sur une note nostalgique à la lecture de ce top 10 de quelques moments forts de mon enfance.

De cette période de ma vie, des images et des rencontres m’ont énormément marqués, je vous dévoile une partie de mon album en espérant au passage un règlement définitif de la crise sans précédent qui a secoué le nord Mali en 2012.

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Palais Koulouba/crédit photo

Je tiens à partager ces quelques coups de flash de cette étape décisive de ma vie où la « Awa Bléni » (Awa la Blanche) que j’étais surnommée a passé de belles années à Kouloula, le quartier présidentiel du Mali. Un quartier où j’ai passé une bonne partie de mon cursus scolaire dans une école public fréquentée  par des enfants  de l’ancien président Alpha Oumar Konaré .

–          Koulouba 

c’est cette colline qui surplombe magistralement la capitale malienne. Tenez-vous bien, c’est notre maison blanche, où loge le président IKB, le nouveau maître des lieux après l’élection de septembre 2013. On y réside, on y va travailler, on sy rends pour faire du sport ou pour aller à la découverte de l’histoire du Mali par la visite du palais.

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En face Koulouba/Awa Seydou

Situé sur la route de Kati, ce lieu facile par sa verdure, sa beauté, sa sculpture et son histoire. J’aimais me retrouver seule ou avec des amies sur des parties de ce patrimoine  pour réviser nos leçons ou pour se faire des confidences ou relater nos coups de cœur par rapport aux feuilletons qui nous ont tant marqués comme Mari Mar, Izaroi, Rosa, Cercle de Feuilleton, Destin de femme etc…

–          L’amitié de Massaran

C’est avec un souvenir indescriptible que je vous parle de Massaran, mon amie d’enfance et qui fait partie des rare personnes que je revois encore lors de mes séjours au Mali.

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Souvenir de Koulouba Awa & Massaran

Aujourd’hui mère de famille, voilée, Massaran qui tarde à trouver un emploi comme beaucoup de jeunes maliens, est la confidente qui a été présente dans tous les moments décisifs de mon parcours . Moins bavarde que moi, elle était à l’école du genre « stylée » en matière vestimentaire alors que j’étais façon simple et m’habillais en garçon comme on aime le dire au Mali.

J’avoue que malgré la distance, le temps qui passe, elle me manque énormément car elle est une perle rare, ma perle , mon amie, ma confidente. Elle vit désormais là bas et moi ici sur la toile mauritanienne mais les regards rivés sur le Maliba surtout en ces temps de négociations.

–          Une Joueuse de foot :

Je consacrais mon temps je vous le confie à jouer au foot près du celibatéreuisme surtout pendant l’hivernage. En plus on me surnommait Yondo sister, chaque soir, avec des amis d’enfance on se retrouvait au terrain pour pratiquer un peu ce sport histoire de maintenir la forme.

–          L’athlète

Je garde un grand souvenir de ces séances de sport loin des salles de classes. En fait , c’était un des rare moments où on se retirait entre élèves et notre prof d’EPS surnommé à l’époque « cheval blanc ». On se retrouvait sur le terrain avec Massaran ,Sali et Atou. Avant les séances d’entrainement, on allait aussi cueillir des mangues en racontant nos films .

Il fallait me  voir dans mon Rôle de conteuse. Je mémorisais les faits et gestes de ces feuilletons, séries ou films comme si j’étais la scénariste. Souvent je faisais sans m’en rendre compte des jalouses. Une fois une élève s’énerva et me traita de tous les noms d’oiseaux en me disant » hé la Awa bléni  parle trop, toujours entrain de résumer des films, tu penses qu’on n’a pas de télé chez nous ou quoi? » Yafoye « ce n’est rien’ comme disent mes chers compatriotes, la go ignorait que c’est en croquant ces films que j’ai croisé le français de Senghor.

–          Mandela à Koulouba

Ce fut un des moments indélébiles de mon enfance. Oui un soir,tous les enfants de notre école ont formé une marée humaine vers le palais de Koulouba avec le slogan « Madiba et Alpha Oumar Konaré » .On venait d’ accueillir Nelson Mandela le symbole de la démocratie africaine en visite au Mali. C’est avec le recul que j’ai réalisé que je venais de voir de près un des hommes les plus puissants de la planète.

–          Sori le sourd – muet

Il était un veillard divorcé qui cultivait chaque hivernage le champ de mon père qui se trouvait dernière notre demeure. J’étais toujours fasciné de ses explications avec mon père qui lui donnait des consignes quant à la manière dont il veut voir son champ évolué. En les regardant, j’ai appris des signes de Sori dont le sourire me revient toujours. Lui qui nous permettait de récolter du maïs l’arachide , gombo  et  Bissap.

–          L’homme des femmes

Je me rappelle comme c’était hier d’un Mr du nom de Dri. Il était connu pour être un éternel séducteur , bref un accro aux femmes.Sa vie amoureuse faisait couramment la Une des causeries du grin(retrouvaille des jeunes autour du thé). Dri déceda à la surprise générale à la fleur de l’age d’une longue maladie comme c’est le cas après un tel rythme de vie.

  – Passage au lycée des jeunes filles

J’obtiens le DEF(Diplôme d’Études Fondamentales) en 1999 et sera orientée au lycée des jeunes filles devenu Lycée Aminata Diallo. Je quittais enfin la colline pour le centre ville, deux mondes différents. A cette époque, le Mali vibrait au rythme des grèves interminables au plan éducatif ont porté un coup à la qualité de l’enseignement.

–          Fille à maman

 Impossible pour moi de faire ce rétro sans parler de sama yaye (ma maman comme disent les sénégalais). Pour témoigner de la profonde complicité qui nous liait, on me traitait de fille à maman, tellement il m’était impossible de passer un séjour quelque part sans sentir la présence de cette mère qui incarnait la femme modele pour moi la malienne de Nouakchott. Passer 24h loin de sa tendresse était une souffrance pour moi pour qui une mère est irremplaçable.